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Arnaud Montebourg exhorte François Hollande et Jean-Luc Mélenchon à participer à la primaire à gauche

Arnaud Montebourg redoute que le Parti socialiste sabote la primaire de la gauche. L’ancien ministre de l’Économie estime que François Hollande commettrait "un coup de force inacceptable" s’il lançait sa candidature sans passer par la case primaire. Il a aussi une nouvelle fois appelé Jean-Luc Mélenchon à participer à la compétition. Selon lui, l’union des gauches est la seule option pour gagner en 2017.

Arnaud Montebourg est inquiet. L’ancien ministre de l’Économie déposera demain sa candidature à la primaire de la gauche mais il redoute l’annulation pure et simple de la compétition. Les coupables selon lui ? François Hollande et sa garde rapprochée. "Il y a une offensive claire des proches du chef de l’État pour la supprimer. Je considère là qu’il s’agit d’une faute très grave, contre la démocratie", a-t-il prévenu au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC/BFM TV.

Pour Arnaud Montebourg, la gauche a pourtant tout à gagner du "rassemblement des forces" à l’issue de la "confrontation pacifique des projets." L’ex-député de Saône-et-Loire vante à cet effet le succès de la primaire de la droite, dont le scénario aux multiples rebondissements – "un ancien président de la République battu, le favori des sondages écarté" – le fait rêver, lui l’outsider des sondages.

Le problème d’Arnaud Montebourg est qu’il est l’une des rares personnalités d’envergure à réellement défendre le principe de la primaire. Alors que Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron, Yannick Jadot et maintenant la patronne du PRG Sylvia Pinel se sont lancés dans la course chacun de leur côté, il ne reste plus grand monde pour participer à "La belle alliance populaire". Hormis Montebourg, les candidats déclarés sont Benoît Hamon, Marie-Noëlle Lienemann, Gérard Filoche, Jean-Luc Bennhamias et François de Rugy.

"Coup de force inacceptable"

Si François Hollande décidait de briguer un second mandat en solo, cela constituerait certainement un coup de grâce pour la primaire de la gauche. Mais pour Arnaud Montebourg, une telle hypothèse serait surtout "un coup de force inacceptable dont l’intéressé ne se relèverait pas." Lui qui parle volontiers d’"union des gauches" appelle aussi Jean-Luc Mélenchon à participer à la compétition : "Je voudrais pouvoir me tourner vers lui, discuter de ce que nous voulons faire ensemble. Je voudrais surtout qu’il vienne dans la primaire", a-t-il exhorté.  

Mais le fondateur de La France insoumise, qui bénéficie du soutien du Parti communiste, n’a aucunement l’intention d’y aller, au grand désarroi d’Arnaud Montebourg. Que se passerait-il alors s’il n’y avait pas de primaire à gauche ? En particulier si François Hollande décidait de ne pas s’y engager ? "Je reprendrais ma liberté", a tranché Arnaud Montebourg. Quitte à ajouter à la désunion ?

Arnaud Montebourg exhorte François Hollande et Jean-Luc Mélenchon à participer à la primaire à gauche
Arnaud Montebourg s'inquiète de la bonne tenue de la primaire de la gauche si François Hollande ou Jean-Luc Mélenchon n'y participent pas / ©maxppp
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