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Attaque dans une église de Normandie : Bernard Cazeneuve répond à Nicolas Sarkozy sur les "arguties juridiques"

Invité d'Europe 1 ce mercredi 27 juillet, Bernard Cazeneuve a répondu à Nicolas Sarkozy qui dénonce des "arguties juridiques" empêchant une "action complète" contre le terrorisme. Le ministre de l'Intérieur affirme que "le respect de la Constitution n'est pas une argutie juridique", et est même un "devoir républicain".

Sa réponse n'aura pas tardé. Bernard Cazeneuve, invité ce mercredi 27 juillet de Samuel Étienne sur Europe 1, a répondu à la pique lancée par Nicolas Sarkozy après l'attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray. L'ancien président de la République a notamment demandé au gouvernement "de mettre en oeuvre toutes les propositions que nous avons présentées depuis des mois". "Nous devons être impitoyables", a-t-il déclaré. L'ex-chef de l'État a également affirmé que "les arguties juridiques, les précautions, les prétextes à une action incomplète ne sont pas admissibles". Le ministre de l'Intérieur, sujet à une polémique sur le dispositif de sécurité déployé à Nice le soir de l'attentat du 14 juillet, n'a pas manqué de réagir à cette phrase de Nicolas Sarkozy.

"Le respect de la Constitution est un devoir républicain"

"D'abord, lorsque l'opposition fait des propositions, il faut en tenir compte", a jugé Bernard Cazeneuve, qui ajoute que le gouvernement a "pris beaucoup de propositions de l'opposition". Il cite par exemple "le blocage administratif des sites" ou "la pénalisation de la consultation des sites internet" djihadistes. "Mais il y a des propositions que l'on ne peut pas prendre", tique le ministre de l'Intérieur. Et il l'affirme : "il ne s'agit pas d'arguties juridiques". Pour Bernard Cazeneuve, "l'ancien président de la République ne peut pas dire que le respect de la Constitution dans un grand pays comme la France, qui a tenu aux peuples du monde les discours que les peuples du monde avaient appris à aimer de ce pays, que le respect de la Constitution, des principes républicains, est une argutie juridique". Le ministre de l'Intérieur va plus loin et argue que le respect de l'État de droit "est un devoir, un devoir républicain". "Il ne s'agit pas sur ce sujet-là d'avoir les yeux rivés sur les échéances électorales, mais de ne s'intéresser qu'à une question : l'efficacité de la lutte anti-terroriste", glisse Bernard Cazeneuve à Nicolas Sarkozy, candidat toujours pas déclaré à la primaire de la droite et du centre. Le discours de l'ancien chef de l'État a d'ailleurs été vivement critiqué par le Front national, Florian Philippot le qualifiant même de "prince du laxisme".

Attaque dans une église de Normandie : Bernard Cazeneuve répond à Nicolas Sarkozy sur les
Le ministre de l'Intérieur a rappelé que "le respect de la Constitution est un devoir républicain" / ©maxppp
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