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Emmanuel Macron à Jean-Jacques Bourdin : "Vous êtes amusant"

Invité de RMC ce 8 décembre, Emmanuel Macron a confirmé qu’il ne participerait pas aux "chicayas" de la primaire de la gauche. Il a aussi pris ses distances avec une partie du bilan de François Hollande. Très offensif, le candidat s’est défendu d’être un "candidat papier glacé" et a qualifié Jean-Jacques Bourdin d’"amusant" après une question sur la finance.

C’est un Emmanuel Macron de combat qui était l’invité de Jean-Jacques Bourdin ce 8 décembre sur RMC/BFM TV. Le patron d’En Marche ! présentera les grands axes de son programme samedi. En attendant cette échéance il a réglé quelques comptes avec ses détracteurs et répondu aux questions qui taraudent les observateurs depuis plusieurs semaines.

Ira-t-il à la primaire de la gauche ?

Pour ceux qui en doutaient encore, la réponse est non. "Maintenant que ce rassemblement de progressistes que nous avons construit commence à leur faire peur, il faudrait qu’on aille se perdre dans les chicayas de la primaire socialiste", a ironisé l’ancien banquier. Surtout, Emmanuel Macron ne croit pas que la primaire va régler les problèmes du Parti socialiste.

Fillon a déjà ses frondeurs de demain

Au contraire, il estime que le mécanisme même de la primaire est porteur de division. Un constat qu’il dresse aussi pour la droite. Il prédit : "François Fillon va connaître exactement ce que François Hollande a connu en 2011." Selon lui, le nouveau patron des Républicains a "la main sur l’appareil" mais "a déjà ses frondeurs de demain", à savoir les anciens soutiens d’Alain Juppé.   

En conséquence, et pour être sûr d’avoir les mains libres une fois au pouvoir, la seule légitimité qui intéresse Emmanuel Macron est "celle du premier tour de la présidence de la République."

 

Qu’a-t-il dans le ventre ?

Moins lisse, plus exalté qu’à l’accoutumée, Emmanuel Macron est apparu particulièrement offensif quand il s’est agi de défendre la réalité de son mouvement et de sa personne. L’ancien ministre en a assez qu’on le traite d’« hologramme » – qualificatif déjà utilisé par François Bayrou, Jean-Christophe Lagarde, Gérard Filoche ou encore Michèle Rivasi – et a ironisé sur l’image de "candidat papier glacé" qui lui colle à la peau après ses multiples Unes de Paris Match. "La belle affaire, vous connaissez la presse comme moi, a-t-il lancé à Jean-Jacques Bourdin. Si elle me met sur ses couvertures, c’est que ça doit faire vendre. Le jour où je ne ferai plus vendre, on ne me mettra plus sur les Unes. Je ne suis dupe de rien."

Le candidat l’assure, il est "autre chose que du papier glacé." "J’ai existé avant et j’existerai après. Si vous n’aimez pas le papier glacé, je vous conseille de lire Révolutions. C’est un livre, il fait plus de 300 pages et c’est moi qui l’ai écrit à la main." 

 

Quel bilan tire-t-il du quinquennat de François Hollande ?

Emmanuel Macron fait bien la part des choses entre la période où il était conseiller de François Hollande, au début du quinquennat, et celle où il est devenu ministre de l’Économie. "Quand vous conseillez des choses, vous pouvez être suivi. Il y en a d’autres, vous ne l’êtes pas. Vous pouvez être en accord ou en désaccord. Ma déontologie c’est que, comme vous êtes un conseiller, vous ne le dites pas." Pour Macron, un ministre est responsable, mais "quand on est conseiller, ce n’est pas le cas."

Jean-Jacques Bourdin ? Il est "amusant" selon Macron

À Jean-Jacques Bourdin qui lui dit qu’il a conseillé à Hollande en 2012 de "lutter contre la finance", Macron rétorque dans un sourire : "Oui, vous êtes amusant." Quant à son passage à Bercy : "Je défends parfaitement tout ce que j’ai conduit comme ministre", jure-t-il. Sur la présidence de François Hollande dans son ensemble, il est beaucoup moins affirmatif : "Je défends certaines des mesures de ce quinquennat, il y en a d’autres avec lesquelles je suis moins à l’aise et sur lesquelles je reviendrai." Lesquelles ? Le candidat n’en dira pas plus à Jean-Jacques Bourdin mais promet qu’il lèvera bientôt le mystère.

Emmanuel Macron à Jean-Jacques Bourdin :
Emmanuel Macron a recadré Jean-Jacques Bourdin après une question sur la finance et a confirmé qu'il n'irait pas à la primaire de la gauche / ©RMC/BFM TV
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