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Éric Ciotti veut cadrer les géants du Web pour lutter contre la radicalisation

Dans une interview accordée à Nice-Matin, Éric Ciotti demande la mise en place de mesures coercitives à l’encontre des géants du Web pour lutter contre la radicalisation en ligne. Le député LR des Alpes-Maritimes demande notamment que les réseaux sociaux rendent obligatoire la vérification de l'identité de leurs membres.

Stop à l’impunité en ligne. C’est en substance le message délivré par Éric Ciotti dans une interview accordée à Nice-Matin. « Les réseaux sociaux et les géants du Web en général ont une responsabilité majeure dans la radicalisation et doivent donc prendre leur part dans la lutte contre ce fléau », a-t-il déclaré.

Le député LR des Alpes-Maritimes s’est notamment indigné qu’il suffise de « quelques clics pour consulter Dabiq, la revue de propagande officielle de l’État islamique. » S’il a concédé qu’il était difficile de combattre la diffusion de contenus djihadistes dans l’espace mondialisé qu’est Internet, il a aussi dénoncé le fait que Google, Facebook ou Twitter exercent leur activité dans une logique de « supranationalité. » « Ce n’est pas acceptable », a-t-il lancé.

Éric Ciotti réclame donc des « sanctions économiques exemplaires » et en appelle à une « prise de conscience au niveau international. » Le député des Alpes-Maritimes s’est réjoui de la mise en place de la pénalisation de la consultation des sites djihadistes… tout en rappelant que cette mesure, qui sera effective à compter d’octobre prochain, avait été proposée « dès avril 2012 » par Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle et que François Hollande y était à l’époque opposé.

Pour lutter contre la propagation des messages de haine sur Internet, le député des Alpes-Maritimes propose également « de rendre obligatoire pour les réseaux sociaux la vérification de l’identité de leurs membres. » Selon lui, tout internaute souhaitant ouvrir un compte Twitter, Facebook ou Snapchat devrait « au préalable fournir une pièce d’identité au site. »

Dans les faits, une telle mesure ne serait efficace que si elle était appliquée dans le monde entier. Un internaute français pourrait en effet la contourner en se connectant à une version étrangère de Facebook ou Twitter via un réseau privé virtuel.

Ce n’est pas la première fois qu’un parlementaire souhaite contrôler l’identité des internautes avant leur inscription sur un réseau social. L’idée avait déjà été émise en 2015 par le député socialiste Christophe Léonard pour éviter que les mineurs de moins de 13 ans ne puissent s’inscrire sur les réseaux sociaux. Elle n’avait donné lieu à aucune suite.

Ce que font déjà les réseaux sociaux

S’ils ne vont pas aussi loin dans le contrôle de leurs membres, certains réseaux sociaux ont en revanche mis en place des processus de certification des identités. Le 20 juillet, Twitter a ainsi annoncé la mise en ligne de la procédure de certification de ses comptes. Pour obtenir le petit badge bleu qui apparaît à côté de leur nom et certifie l’authenticité de leur compte, les twittos doivent remplir un formulaire et fournir diverses informations vérifiées (numéro de téléphone, e-mail, date d’anniversaire, photo de profil…). En pratique, ce mécanisme est surtout utilisé par les personnalités publiques qui souhaitent garantir à leurs fans que c’est bien d’elles qu’il s’agit.

De son côté, Facebook s’est lancé depuis plusieurs années dans une lutte acharnée contre l’utilisation de pseudonymes. Les règles internes du réseau social fondé par Mark Zuckerberg imposent en effet aux membres l’utilisation de leur vrai nom.

Éric Ciotti veut cadrer les géants du Web pour lutter contre la radicalisation
Éric Ciotti veut vérifier l'identité des internautes sur les réseaux sociaux / ©maxppp
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