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François Hollande et ses "assassinats ciblés", la classe politique réagit

Dans le livre "Un président ne devrait pas dire ça... ", François Hollande aurait approuvé l’exécution d’au moins quatre terroristes. De nouvelles révélations qui provoquent la colère de plusieurs membres de la classe politique ce mercredi 19 octobre.

Un livre et de multiples polémiques. "Un président ne devrait pas dire ça... ", l’ouvrage de Fabrice Lhomme et Gérard Davet, n’en finit plus de provoquer des réactions hostiles. Dernier exemple en date, la révélation d’au moins quatre homicides ciblant des terroristes, directement ordonnés par l’Élysée et exécutés par les services de la DGSE. Les propos de François Hollande, confiés aux deux journalistes sont suffisamment explicites : "J'en ai décidé quatre au moins, mais d'autres présidents en ont décidé davantage." Conscient peut-être de sa trop grande transparence, le chef de l’État se ravise un mois plus tard, tentant de minimiser ses propos : "C'est totalement fantasmé. On ne donne pas de permis de tuer. On a une liste de noms de tous les gens qu'on a éliminés, ça, je l'ai dit, mais on ne fixe pas une liste de noms en disant: “voilà il faut les éliminer” Avant de conclure : "Si on les trouve, on les trouve." Des propos qui ont indigné une grande partie de la classe politique, à commencer par son ministre des Affaires Etrangères, Jean-Marc Ayrault, qui émet un constat clair lors d’une rencontre avec les journalistes de l’Association de la Presse diplomatique au Quai d’Orsay : "Un président ne devrait pas dire ça... la réponse est dans le titre, c'est la seule chose intéressante du livre."

Jean-Marc Ayrault et Alain Juppé fustigent François Hollande

A droite, Alain Juppé, l’ancien ministre des Affaires Etrangères, n’a pas caché son indignation sur France 2 ce mercredi : "Je demande d'abord que le président de la République assume sa fonction de manière digne. Quand on est chef de l'État on ne tient pas des propos de ce type." Le maire de Bordeaux a tenu à rappeler les limites d’une trop grande transparence : "Et il faut bien se mettre dans la tête que la transparence absolue, ça devient un danger pour la démocratie et pour la sécurité de nos démocraties" avant de terminer par cette phrase : "Il est des situations où le secret est indispensable à l'exercice d'une haute fonction comme celle de chef de l'État." Jean-Luc Mélenchon, invité sur BFMTV mardi, a, pour sa part, dénoncé des pratiques illégales : "Je mets en garde François Hollande. Il ferait bien d'y réfléchir. La France a signé pour le tribunal pénal international et le Mali aussi. Il y a un problème, il y en aura un bien vite. La vérité, c'est que c'est un assassinat décidé en haut lieu. En principe, ce genre de comportements relève du tribunal pénal international." Avec cet ouvrage, François Hollande va de polémiques en polémiques. 

Marion ROUYER

François Hollande et ses
Les politiques réagissent aux propos qu’auraient tenus François Hollande et "ses assassinats ciblés" / ©maxppp
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