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Jean-Jacques Urvoas recadre Nicolas Sarkozy sur le respect de la constitution

Dans une tribune publiée dans le quotidien Le Monde, le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas insiste sur la nécessité de lutter contre le terrorisme « avec les armes du droit ». Pour le garde des sceaux, « la démocratie ne nous lie pas les mains. C’est pour sa préservation que nous nous battons. »

Les « arguties juridiques » évoquées par Nicolas Sarkozy pour dénoncer la tiédeur du gouvernement en matière de lutte contre la menace terroriste n’en finissent pas de faire réagir. Après le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve hier sur Europe 1, c’est au tour du ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas de s’élever dans Le Monde contre la tentation « d’en appeler à la "pensée magique", quitte à sortir de notre Constitution, quitte à sortir de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), quitte à sortir de ce qui fait la France. »

Le message est clair et il s’adresse à Nicolas Sarkozy qui avait réagi le 26 juillet à l’assassinat du père Jacques Hamel à l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray en affirmant que « les arguties juridiques, les précautions, les prétextes à une action incomplète ne sont pas admissibles. » L’ancien chef de l’État n’est pas le seul à droite à vouloir prendre des libertés avec l’état de droit dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Déjà à l’Assemblée nationale le 20 juillet, Laurent Wauquiez déclarait qu’il « n’y a pas de liberté pour les ennemis de la République. » Il avait alors été vivement recadré par le Premier ministre Manuel Valls.

"L'arbitraire n'est pas acceptable"

La prise de position de Nicolas Sarkozy choque davantage l’exécutif parce que c’est un ancien président qui parle. « Notre constitution garantit les libertés publiques pour qu’en France on ne puisse pas enfermer sans preuves. L’arbitraire n’est pas acceptable », a rappelé le garde des sceaux.  

Jean-Jacques Urvoas en a aussi profité pour dénoncer les mesures prises par Nicolas Sarkozy quand il était au pouvoir et qui ont contribué, selon lui, à affaiblir la capacité de réaction de l’État français. « C’est ainsi que l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, qui a supprimé des dizaines de milliers d’emplois de magistrats, de policiers et de gendarmes, propose de réduire notre droit à un système d’exception, dont nous savons, pour le voir en œuvre dans d’autres pays, qu’il est inefficace et ne saurait nous garantir contre les impulsions meurtrières des terroristes. »

Jean-Jacques Urvoas recadre Nicolas Sarkozy sur le respect de la constitution
Le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas recadre Nicolas Sarkozy sur le respect de l'état de droit / ©maxppp
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