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Jean-Marie Le Guen pique une colère noire après une question sur des soupçons de corruption avec le Qatar

Accusé de corruption avec le Qatar dans un livre des journalistes Georges Malbrunot et Christian Chesnot, Jean-Marie Le Guen n'aime pas les questions sur le sujet. Il s'est énervé contre les intervieweurs de France Info qui souhaitaient l'interroger sur l'affaire.

Accusé d’avoir œuvré en faveur des intérêts du Qatar contre rémunération par les journalistes Georges Malbrunot et Christian Chesnot dans leur livre Nos très chers émirs (Michel Lafon), paru le 20 octobre 2016, Jean-Marie Le Guen n’aime pas qu’on le questionne sur le sujet.

Le secrétaire d’État au Développement et à la Francophonie a piqué une colère noire ce 5 janvier sur France Info après que les intervieweurs de la station lui ont diffusé un extrait de quelques secondes dans lequel Georges Malbrunot réitère ses accusations et affirme que ses sources sont "sûres à 100,1 %."

"Cette polémique est honteuse, honteuse. C’est par corporatisme journalistique qu’elle est reprise ici et là", a réagi Jean-Marie Le Guen. Avant d’ajouter : "Il n’y a pas l’ombre d’une preuve dans ce qui est rapporté et évidemment j’y apporte le plus grand démenti."

Dans Nos très chers émirs, le secrétaire d’État est accusé d’avoir demandé au Qatar de créer une agence de communication à Paris, service contre lequel il serait engagé – il était à l’époque chargé des relations avec le Parlement – à bloquer les questions au gouvernement concernant Doha. Selon Malbrunot et Chesnot, il aurait récupéré 10 000 euros par mois. Jean-Marie Le Guen a porté plainte pour diffamation.

Journalistes complices

Sur France Info, il s’est emporté contre les journalistes : "Je trouve invraisemblable que dans ce pays, aujourd’hui, on en soit à colporter ce type de rumeurs", n’hésitant pas à accuser France Info d’être "complice" de Georges Malbrunot et Christian Chesnot.

Ce n’est pas la première fois que Jean-Marie Le Guen se paie les médias à propos de ses déboires judiciaires. Déjà le 2 novembre dans l’émission Abécédaire de campagne sur France Culture il avait coupé court aux questions déplaisantes et dénoncé "une baisse de déontologie, notamment sur le service public." Cette fois Jean-Marie Le Guen n’a pas fustigé nommément le service public, à l’instar de Nicolas Sarkozy pendant un débat télévisé de la primaire de la droite et du centre, mais il n’en était pas loin. 

Jean-Marie Le Guen pique une colère noire après une question sur des soupçons de corruption avec le Qatar
Accusé de corruption avec le Qatar par des journalistes, Jean-Marie Le Guen n'a pas apprécié d'être interrogé sur le sujet par France Info / ©France Info
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