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L'auteur du "Casse-toi pov' con" à l'attention d'Emmanuel Macron poursuivi

L'auteur de la désormais célèbre phrase "Casse-toi pov' con" à l'attention d'Emmanuel Macron va être poursuivi en justice. Le ministre n'a pas porté plainte mais le parquet de Laval a convoqué le jeune homme pour "outrage" le 6 décembre prochain.

Il pourra plaider la liberté d'expression. Un jeune homme est poursuivi en justice après avoir lancé "Casse-toi pov' con" à Emmanuel Macron. En déplacement à Laval le 25 juillet dernier, le ministre de l'Économie avait été accueilli par de nombreux manifestants. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que le ministre se faisait chahuter. Il avait ainsi été interrompu en plein discours à Nancy par un homme brandissant un bleu de travail et s'était heurté à des militants de la CGT lors d'une visite à Montreuil. À Laval, parmi les nombreuses insultes entendues à l'encontre du ministre de l'Économie figurait "Casse-toi pov' con", rendu célèbre par Nicolas Sarkozy. L'ex-chef de l'État avait en effet lancé cette insulte à un homme qui avait refusé de lui serrer la main au Salon de l'Agriculture de Paris en février 2008.

Poursuivi pour "outrage"

Emmanuel Macron, qui n'avait pas entendu ces insultes et s'était prêté au jeu du bain de foule, n'a pas porté plainte. Mais le parquet de Laval a décidé de se saisir de l'affaire et de poursuivre l'individu pour "outrage". Le jeune homme a d'ailleurs reconnu les faits. Il est convoqué devant le tribunal le 6 décembre prochain. Un homme avait déjà été condamné pour avoir brandi une affiche "Casse-toi pov' con" lors d'une visite de Nicolas Sarkozy en 2008 à... Laval. Mais la Cour européenne des Droits de l'Homme avait par la suite condamné la France pour atteinte à la liberté d'expression. Elle avait jugé "disproportionné" le recours à une sanction pénale, craignant qu'elle ait "un effet dissuasif sur des interventions satiriques qui peuvent contribuer au débat sur des questions d'intérêt général". Un argument que devrait donc pouvoir plaider le jeune homme qui a insulté Emmanuel Macron.

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Le parquet de Laval s'est saisi de l'affaire et le jeune homme est poursuivi pour "outrage" / ©maxppp
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