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Pour Gilles Carrez (LR), "il faudra revenir" sur le prélèvement à la source

Alors que le secrétaire d'État au Budget Christian Eckert déclarait que le prélèvement à la source ne serait pas remis en cause après la présidentielle 2017, Gilles Carrez a émis de sérieux doutes sur la nécessite de changer de système. Selon le président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, "il faudra revenir" sur l'impôt à la source, "il sera d'ailleurs tout à fait temps à l'été 2017".

Christian Eckert, secrétaire d'État au Budget, a affirmé dimanche 31 juillet que le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu ne sera pas remis en cause après l'élection présidentielle de 2017. Le projet de loi devrait être soumis aux parlementaires "dans la deuxième quinzaine du mois d'août" selon Bercy. "Nous prenons les dispositions nécessaires pour que cette réforme entre en vigueur en 2018", souligne Christian Eckert, qui assure être "persuadé que personne ne reviendra sur cette réforme car elle est souhaitée par les Français, et qu'elle est souhaitable, juste et moderne". En effet, selon un sondage réalisé par Odoxa pour FTI Consulting, Les Échos et Radio Classique, 65% des Français sont favorables au prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu. Interrogé ce lundi 1er août sur Europe 1, Gilles Carrez, président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, estime pourtant qu'"il faudra revenir" sur l'impôt à la source.

"Il faudra revenir dessus"

"Je pense qu'il faudra revenir dessus, il sera d'ailleurs tout à fait temps à l'été 2017", détaille le député-maire (LR) de Perreux-sur-Marne. "Aujourd'hui, nous avons un système qui fonctionne correctement, tout cela marche très bien", juge Gilles Carrez, qui ne voit "pas d'avantage technique" à la réforme que souhaite engager l'État. "Au contraire, on va avoir des problèmes de confidentialité avec ce nouveau système", estime le président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, qui ajoute que "cela va créer une charge pour les employeurs". Mais pour Gilles Carrez, il y a une autre raison derrière l'instauration du prélèvement à la source, et celle-ci est politique.

"La fusion de l'impôt sur le revenu et du CSG est dangereuse pour les classes moyennes"

"En fait, la vraie raison, que n'évoque pas le gouvernement, il la cache soigneusement, elle est de nature politique", analyse Gilles Carrez. "C'est l'idée de fusionner l'impôt sur le revenu et la CSG", lance-t-il, ajoutant qu'elle "figure en bonne place dans le programme du président Hollande". En effet, la fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG était l'une des 60 promesses du candidat François Hollande en 2012. "Et ça, c'est très grave et très dangereux pour les classes moyennes et moyennes supérieures, parce que rendre la CSG progressive, faire en sorte que la CSG ne soit plus payée par la moitié des foyers fiscaux, comme c'est le cas de l'impôt sur le revenu, aura des conséquences très dommageables sur les classes moyennes et moyennes supérieures", explique le député-maire (LR) du Val-de-Marne.

Pour Gilles Carrez (LR),
Le président de la commission des Finances à l'Assemblée nationale estime qu'"il faudra revenir" sur l'impôt à la source / ©maxppp
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