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Présidentielle 2017 : Manuel Valls reconnaît qu’il y a "des points" qui le "rapprochent" d’Emmanuel Macron

Manuel Valls a répondu le 18 janvier aux questions des lecteurs de 20 Minutes. Au cours de l’entretien, l’ancien Premier ministre a défendu son programme et taclé ses adversaires – Benoît Hamon et le revenu universel, Emmanuel Macron et son libéralisme… Pour autant, il a aussi reconnu une certaine proximité d’idées avec le fondateur d’En Marche !

Opération conviction. À trois jours du premier tour de la premier tour de la primaire de la gauche et alors que le 3e débat télévisé entre les sept candidats sera diffusé ce 19 janvier, Manuel Valls laboure le terrain médiatique pour défendre son projet. Le 18 janvier, c’est aux lecteurs de 20 Minutes qu’il a accordé un long entretien sous forme de questions/réponses.

L’ancien Premier ministre n’est pas du genre à faire dans la contrition, mais à un étudiant qui lui demande s’il admet des erreurs pendant qu’il était à Matignon, il répond que, s’il assume "ce qui a été engagé", il reconnaît aussi "certaines erreurs." "J’ai regretté la manière dont la première version de la loi Travail était sortie", admet-il, avant de pointer un autre regret : "En matière d’égalité des territoires, nous n’avons pas réussi à corriger suffisamment ce sentiment d’abandon, de déclassement, parfois même d’humiliation que des Français éprouvent dans les banlieues, les territoires ruraux, les villes moyennes."

Contre le revenu universel

Manuel Valls assume aussi de vouloir rétablir la défiscalisation des heures supplémentaires : "Nous considérions à l’époque que cette mesure ne créait pas d’emploi et qu’elle pesait lourdement sur nos finances publiques au moment même où il fallait réduire notre dette. Mais j’ai écouté les Français et j’assume ce choix pour redonner du pouvoir d’achat. Je propose d’exonérer les heures supplémentaires de cotisations sociales et de ne pas les imposer. En revanche, je ne réduirai pas les cotisations patronales sur ces heures supplémentaires."

Le candidat a aussi été interrogé sur le revenu universel, la proposition phare de Benoît Hamon, qu’il conteste formellement : selon lui, une telle mesure "n’a pas de sens" et n’est "pas tenable budgétairement". Lui qui ne croit pas "à la thèse de la raréfaction du travail", déroule sa propre mesure programmatique : "Je propose pour ma part un revenu décent de 850 euros qui fusionne tous les minima sociaux existants. Il permet également aux jeunes de 18 à 25 ans, sous conditions de ressources, d’avoir un revenu d’autonomie. Cela coûte 8 milliards d’euros."

Emmanuel Macron n’est pas "légitime"

Enfin, s’il reconnaît qu’il y a "des points" qui le "rapprochent" d’Emmanuel Macron, Manuel Valls estime toutefois qu’on ne "s’improvise pas candidat à la présidence de la République." Selon lui le fondateur d’En Marche ! est dépourvu de "légitimité" et défend un projet trop libéral : "Je ne pense pas que le libéralisme économique soit la réponse et je ne pense pas que la France soit une addition de communautés, comme dans les pays anglo-saxons", attaque-t-il.

Présidentielle 2017 : Manuel Valls reconnaît qu’il y a
Dans un échange avec les lecteurs de "20 Minutes", Manuel Valls concède une certaine proximité d'idées avec Emmanuel Macron mais conteste à son ancien ministre toute légitimité dans la course à l'élection présidentielle / ©maxppp
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