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Primaire à droite : après la charge de Fillon, les candidats prônent l'apaisement

"Qui imagine le général de Gaulle mis en examen ?" : cette phrase est signée François Fillon, et il s'agit d'une violente attaque contre Nicolas Sarkozy. Après cette charge de l'ancien Premier ministre, les candidats à la primaire de la droite et du centre, avec en première ligne Nathalie Kosciusko-Morizet et Henri Guaino, appellent à l'apaisement.

La charge de François Fillon n'a décidément pas du tout plu à la droite. En meeting à Sablé-sur-Sarthe, le député (LR) de Paris a taclé assez durement Nicolas Sarkozy. "Qui imagine un seul instant le général de Gaulle mis en examen ?", a ainsi lancé l'ancien Premier ministre dans une attaque directe pour l'ex-chef d'État, effectivement mis en examen dans plusieurs affaires (affaire Bygmalion et affaire des écoutes téléphoniques). Après avoir été recadré par Les Républicains, qui envisagent l'instauration d'un "code de bonne conduite" pour la primaire, c'est au tour des candidats eux-mêmes de manifester leur désapprobation. Ce mardi 30 août, Nathalie Kosciusko-Morizet et Henri Guaino ont ainsi condamné la charge de François Fillon.

Halte aux attaques !

Sur France Info, Henri Guaino estime que "ce n'est pas très bien de sa part". "D'abord, nous vivons une toute autre époque (que celle du général de Gaulle, ndlr), ensuite parce que la mise en examen n'est pas une preuve de culpabilité", a argué le député (LR) des Yvelines, rappelant le principe de "présomption d'innocence". Avant de mettre en garde : "Méfions-nous de l'effroyable démagogie qui est en train de submerber la politique française". Nathalie Kosciusko-Morizet, elle, n'a pas directement ciblé François Fillon, mais pointe du doigt un "danger collectif" sur I-Télé. Ce danger, "c'est que la primaire soit un échange de noms d'oiseaux, un échange de petites phrases qui par nature dégoûtent les électeurs", avertit la députée (LR) de l'Essonne. Rappelant l'automne 2012, époque à laquelle le parti s'était déchiré dans une "bataille interne", elle estime que "la bataille de personnes n'attire pas les électeurs". Nicolas Sarkozy a lui annoncé qu'il ne commenterait pas la pique de François Fillon. Il a toutefois déclaré qu'il ne ferait pas d'attaque personnelle au cours de la primaire, laissant également la porte ouverte à la "charte de bonne conduite" défendue par son ami Laurent Wauquiez, président par intérim des Républicains.

Primaire à droite : après la charge de Fillon, les candidats prônent l'apaisement
Après la charge de François Fillon, les candidats à la primaire de la droite essaient de calmer le jeu / ©maxppp
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