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Primaire à gauche - Le Débat : le revenu universel de Benoît Hamon épinglé par les candidats

Dans la première du heure du débat, ce jeudi 12 janvier, le candidat de la primaire de la gauche Benoît Hamon a été interrogé sur la mesure-phare de son programme économique : le revenu universel. Il a eu l'occasion de le défendre pendant quelques minutes mais il a également été très vite taclé par ses opposants.

Il est bien le seul. Le premier débat de la primaire de la gauche vient de commencer, ce jeudi 12 janvier. L'ancien ministre de l'Education Benoît Hamon est interrogé sur la mesure emblématique de son programme économique : le revenu universel d'existence. Une occasion pour lui de le défendre mais aussi de constater que la proposition divise au sein de son parti.

Seul le président du Front Démocratique Jean-Luc Bennahmias semble de son avis sur le sujet. Mais avant d'expliquer dans les détails de sa proposition, Benoît Hamon a tenu à réagir aux propos tenus par l'ancien Premier ministre. Manuel Valls, invité à RTL, a émis l'idée que ce revenu allait créer plus d'"assistanat et de farniente" en France.

Faux. Comme argument, Benoît Hamon remonte dans l'histoire. "Je  me souviens quand Michel Rocard a mis en place le revenu minimum d'insertion, on entendait des arguments semblables sur une société qui encouragerait au laxisme et à la paresse. [...] Cela n'a pas été vrai", a réagit le candidat.

Pour défendre son projet, il n'a pas hésité à le comparer à la Sécurité sociale en 1945. "Le revenu universel ne peut se mettre en oeuvre que par étapes, cette étape des 400 milliards ne peut être qu'une étape à moyen et long terme". Enfin pour justifier la nécéssité de cette réforme, le candidat socialiste évoque la disparition de l'emploi en France.  "Le Conseil d'orientation pour l'emploi vient de confirmer qu'à échéance de quelques années, ce sont près de 10% des emplois en France qui sont menacés de disparition", avant de rajouter, " le revenu universel d'existence sera ce nouveau pilier de la protection sociale que je veux pour cette génération".

Manuel Valls persiste et signe, il préfère "revenu décent"

Il préfère parler de "revenu décent". "Je veux une société qui mette le travail au coeur. Le travail, c'est la dignité. Je veux que l'on donne une rémunération au travail. Et puis, il faut lutter contre la pauvreté par cette proposition de fusionner les minimas sociaux pour qu'ils soient plus efficaces", a expliqué, jeudi soir, Manuel Valls.

Par contre, Vincent Peillon n'y croit pas. Pour l'ancien ministre de l'Education, "le revenu d'existence n'est précisément pas ce qui pourrait créer des emplois. C'est même l'inverse". Il préfère opter pour sa proposition de "bouclier fiscal pour les foyers les plus modestes". Et il se permet même de donner une petite leçon de philisophie à Benoît Hamon, en tant qu'ancien professeur de philo. "Il n'est pas praticable. Le revenu universel, philosophiquement, c'est une idée qui pose un gros problème. La solidarité, nous l'avons fondée pendant des siècles sur l'idée que ceux qui ont le plus donnent à ceux qui ont le moins. Et là, on dit à tout le monde, on donnera la même chose, ça me semble une rupture importante", critique-t-il.

Chez les autres candidats, la proposition de Benoît Hamon ne fait pas l'unanimité. Pour François de Rugy, "je propose de supprimer les cotisations familiales et les remplacer par la CSG pour avoir une baisse du coût du travail". Quant à Arnaud Montebourg, il souhaite "redonner du pouvoir d'achat aux plus modestes" et "propose que nous abaissons la CSG jusqu'à un 13e mois pour les personnes au Smic". Il rajoute même : "pour moi, la question de la feuille de paie, de l'investissement dans le pays, c'est la clef de redémarrage".

Primaire à gauche - Le Débat : le revenu universel de Benoît Hamon épinglé par les candidats
Ce jeudi 12 janvier, Benoît Hamon a défendu sa mesure phare : le revenu universel. Il a été épinglé par les six candidats de la primaire de la gauche / ©maxppp
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