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Alstom : Jean-Pierre Chevènement rappelle à Emmanuel Macron sa promesse du ‘’zéro licenciement’’

La société Alstom annonce l’arrêt de la production de train dans son usine de Belfort d’ici 2018. La fermeture du site menace près de 500 emplois alors qu’Emmanuel Macron avait annoncé son soutien à la société en mai 2015. Jean-Pierre Chevènement juge ‘’totalement inacceptable’’ la décision de la société et rappelle au gouvernement ses engagements.

La société de transports Alstom a annoncé mercredi le transfert de sa production de train du site de Belfort d’ici 2018. L’intégralité de la production sera déplacée sur son site de Reichshoffen, dans le Bas-Rhin. La direction de l’entreprise a justifié sa décision par une importante baisse des commandes sur le site de Belfort. Interrogé par Public Sénat, Jean-Pierre Chevènement, ancien maire de la ville juge ‘’totalement inacceptable’’ l’annonce d’Alstom. Visiblement très remonté, il enjoint le gouvernement à réagir au plus vite. L'ancien ministre de Jacques Chirac n’a pas oublié qu’en 2015, Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, avait fait le déplacement en grande pompe sur le site de Belfort et promis un objectif ‘’zéro licenciement’’. ‘’L’État sera aux côtés d’Alstom. Nous aurons des administrateurs au conseil d’administration et nous saurons peser’’, assurait-il. Un engagement que Jean-Pierre Chevènement ne se prive pas de rappeler au gouvernement. ‘’Monsieur Macron a pris des engagements solennels devant les salariés d’Alstom à Belfort. Je crois qu’il faut le dire très clairement, le gouvernement doit faire le maximum pour que la société Alstom revoit complètement sa copie.’’

Près de 500 emplois menacés, la classe politique s’insurge

Dans la commune de Belfort, l’heure est à la consternation. Selon les syndicats, près de 500 emplois sont menacés par la fermeture du site. Un chiffre confirmé, à la baisse, par le maire LR de Belfort, Damien Meslot, qui se dit ‘’consterné par cette décision qui menace directement près de 400 emplois à l’horizon de deux ans’’, dans des propos rapportés par Le Monde. Alstom assure que ‘’tous les salariés recevront, s’ils le souhaitent, une proposition de transfert vers des sites d’Alstom en France d’ici 2018’’. Mais la fermeture du site de Belfort a déjà largement fait réagir la classe politique, certain n’hésitant pas, à l’image de Florian Philippot, à y voir un ‘’Belfort sacrifié par la politique de l’UE, de Macron’’. La société, dont la branche Energie a été rachetée en 2015 par l’américain General Electric n’en est pas à son premier plan de licenciement. Début 2016 déjà, la société américaine avait annoncé la suppression de près de 800 postes en banlieue parisienne.

Jean-Pierre Chevènement - Emmanuel Macron
Alstom : Jean-Pierre Chevènement rage contre la fermeture du site de Belfort / ©maxppp
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