Debout le France EELV En Marche Mouvement pour la France Mouvement républicain et citoyen (MRC) Nouvelle Donne Parti chrétien-démocrate Parti écologiste undefined Walwari Les Républicains UDI Parti Socialiste Front National Union des Démocrates et Indépendants MODEM Europe Ecologie Les Verts Nouveau Parti Anticapitaliste Lutte Ouvrière Front de gauche Parti Communiste Parti de Gauche Parti Radical de Gauche Debout la France
#on en parle
Pas vu à la télé

Élection américaine : Valls, Filippetti, Cambadélis, la gauche se divise

Depuis la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine, les langues se délient à gauche. Alors que la majorité appelle à l’union, ceux qui sont opposés à François Hollande en profitent pour critiquer le gouvernement actuel.

Division. Le réveil est rude ce matin en France. Depuis la victoire de Donald Trump les langues se délient, et Twitter tourne à plein régime. A droite comme à gauche, les politiques appellent les Français à tirer des leçons de cette élection. Alors que le FN n’a pas caché son enthousiasme tôt ce matin, avant même les résultats officiels du vote. De son côté, la droite appelle à respecter le vote des américains et tente de s’imposer pour faire barrage à la montée du populisme. La gauche, elle, apparait toujours aussi divisée. En majorité, les socialistes se sont montrés sonnés, voir déçus par la victoire du candidat républicain. La plupart étant persuadés qu’Hillary Clinton l’emporterait. Ce mercredi 9 novembre, les responsables socialistes appellent principalement au nécéssaire rassemblement.

C’est le cas de Jean-François Cambadélis qui déclare sur Twitter : "La gauche est prévenue. Continuons nos enfantillages irresponsables et ce sera Marine Le Pen." Pour Manuel Valls : "Le peuple américain a fait un choix souverain. Cette nouvelle donne mondiale, il faut la regarder en face en restant fidèles à nos valeurs." De son côté, Didier Guillaume, président du groupe socialiste au Sénat, annonce : "Nous avons besoin de sortir de l’entre soi. De nous réveiller." Sur Twitter même volonté d’union, de la part de la ministre de la Famille, Laurence Rossignol. Elle appelle au rassemblement : "Je vois déjà ceux qui pérorent "2017 : le barrage à l’extrême droite, c’est moi". Seul le "nous" ferra barrage". Enfin dans la même veine, Jean-Vincent Placé, ancien d’EELV entré au gouvernement en février dernier, écrit sur Twitter : "Brexit, Trump… la gauche, les écologistes, les démocrates progressistes doivent se rassembler."

La gauche toujours aussi divisée

Mais des réactions plus vives se font entendre, notamment du côté de ceux qui ne croient plus en François Hollande. Selon nos confrères du Monde, Aurélie Filippetti, proche d’Arnaud Monteboug, juge que "la gauche américaine aurait dû être fidèle à Bernie Sanders plutôt qu’à Clinton, c’est sans doute lui qui avait raison, cette gauche-là doit revenir sur le devant de la scène". Et de déclarer : "J’ai des craintes pour la France, une victoire de Marine Le Pen n’est plus impossible en France. Il faut redevenir de gauche, abandonner les oripeaux du néolibéralisme."

Toujours selon nos confrères du Monde, Benoît Hamon, candidat à la primaire socialiste dénonce un situation très critique : "On est arrivé à un stade de la crise économique qui aboutit à une demande de plus d’égalité mais également au retour de la domination blanche.Il y a des parallèles évidents avec ce qui se passe en Europe. Ce n’est pas dans la défense arc-boutée du système qu’on évitera un Trump français. Il ne faut pas se tromper de diagnostic et proposer une vraie alternative." Il avait déjà déclaré ce matin : "qu’il n’y avait pas d’alternative molle à la crise du système libéral." Pas de rassemblement des socialistes donc, mais une gauche qui apparait toujours plus divisée.

 

Élection américaine : Valls, Filippetti, Cambadélis, la gauche se divise
La gauche se divise après la victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine / ©maxppp
Ajouter un commentaire