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Éric Brunet : "Les candidats de la primaire de la gauche ne sont pas à la hauteur sur le plan économique"

Éric Brunet a suivi le premier débat de la primaire de la gauche, hier sur TF1. Des échanges entre les 7 candidats, le journaliste de RMC, qui vient de publier "L'obsession gaulliste" (Albin Michel), un essai dans lequel il invite la classe politique française à dépasser "l'héritage gaullo-communiste" de 1945 pour se tourner vers le libéralisme, retient surtout le "manque de sérieux" des propositions des candidats en matière économique. Il a accepté de répondre aux questions de Non Stop Politique.

"Une soirée épouvantable." Comme 3,8 millions de Français, Éric Brunet a suivi le premier débat de la primaire de la gauche, diffusé ce 12 janvier sur TF1. Et c'est en ces termes peu amènes que le journaliste de RMC a résumé le rendez-vous qui opposait Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Vincent Peillon, Sylvia Pinel, François de Rugy et Jean-Luc Bennhamias.

Il est vrai que le journaliste de RMC, qui vient de publier "L'obsession gaulliste" (Albin Michel), un essai dans lequel il fustige l'incapacité de la France à dépasser l'héritage "gaullo-communiste" de l'après-guerre, ne pensait pas être séduit par les candidats de la primaire de la gauche. De fait, il ne l'a pas été. Il confiait même hier soir sur son compte Twitter s'être "assoupi" au bout de 3 minutes.

"La gauche la plus stupide"

Lui le libéral, déjà auteur en 2006 d' "Être de droite : un tabou français" (Albin Michel), a senti ses oreilles siffler en écoutant les propositions économiques des principaux candidats. Arnaud Montebourg "qui veut imposer les banques", Vincent Peillon et son bouclier fiscal pour les plus modestes... le plus édifiant pour Éric Brunet a sans doute été la demi-heure de débats passée sur le revenu universel. La proposition phare de Benoît Hamon est selon lui l'illustration d'un "oui-ouisme édifiant en matière économique." "On peut penser tout ce qu'on veut des candidats (...), mais au niveau économique, la gauche française n'est pas à la hauteur. On peut même dire que la gauche française est, à cette minute, probablement la gauche européenne la plus stupide, la plus bête, la plus sotte qui soit."

Ses regrets sont pour la gauche des années 1990, incontestablement "plus moderne" à ses yeux. Éric Brunet cite Pierre Bérégovoy recevant un prix du libéralisme "au nez et à la barbe d'une Margaret Thatcher folle de rage" et des "intelligences incroyables" comme Pascal Lamy ou Didier Migaud "qui n'ont jamais été poussées vers les postes de pouvoir par François Hollande."

Le Manuel Valls social-libéral de 2011 a "disparu"

Le débat d'hier lui a aussi procuré un motif d'étonnement : la retenue des candidats à l'égard de Manuel Valls. Il pensait visiblement que l'ancien Premier ministre serait plus attaqué : "Il n'a pas été mis en danger parce qu'il y a peut-être la foi dans l'idée qu'il pourrait être celui qui gagnerait ces primaires."

Manuel Valls est pourtant celui qui, "au Parti socialiste passe pour le plus libéral." Mais c'est loi d'être assez pour Éric Brunet, qui regrette le Valls de la primaire de 2011, celui qui avait alors endossé le costume du social-libéral. "Il était pour la suppression des 35 heures, il était pour la suppression de l'ISF. Je ne sais pas où est passé ce Manuel Valls, il a disparu."

Éric Brunet :
Le journaliste et essayiste Éric Brunet a regardé le premier débat télévisé de la primaire de la gauche. Il juge sévèrement les programmes économiques des candidats / ©Non Stop Politique
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Par blablabla, le vendredi 13 janvier à 19:12
hollande bis
m. walls est tout comme hollande le lendemain de son élection, le trou noir et maintenant la FRANCE est dans le kk. MERCI .
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