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Jean-Luc Mélenchon fustige les positions du FN sur l'avortement ‘’Ce n’est pas raisonnable de parler comme ça’’ (Exclu)

Jean-Luc Mélenchon plaide pour l’inscription dans la Constitution d’une loi sur la fin de vie ainsi que de la loi sur l’avortement pour qu’elles ne puissent plus être remises en questions. À quelques mois de l’élection présidentielle, il déplore les discours de recul de l’extrême droite.

Jean-Luc Romero, élu parisien et militant pour la cause homosexuelle et la reconnaissance du droit à mourir dans la dignité présentait lundi 14 novembre son nouvel ouvrage, SurVivant : Mes 30 ans avec le Sida. À cette occasion, plusieurs personnalités du monde médiatique et politique sont venues lui apporter leur soutien. Parmi eux, le candidat à l’élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon qui juge le droit à l’euthanasie et au suicide assisté comme ‘’un droit fondamental’’. Au micro de Non Stop Politique, il a confirmé qu’il souhaitait inscrire ce droit dans la Constitution, afin d’aller plus loin que la loi Claeys-Leonetti votée en février et empêcher qu’elle soit de nouveau contestée.

Cette loi, pour Jean-Luc Mélenchon, se rapproche du droit à l’avortement, en cela qu’il concerne lui aussi le droit à disposer de son corps, qu’il souhaite également inscrire dans la Constitution. ‘’Parce qu’il y en a marre qu’à chaque élection on ait l’impression que le débat va recommencer’’. ‘’Vous êtes propriétaires de vous-mêmes’’, a-t-il martelé. Alors que le droit à l’avortement recule en Europe (Pologne, Espagne, …), Jean-Luc Mélenchon s’inquiète de voir la loi votée en 1975 constamment remise en question. Notamment par certains candidats de la primaire de la droite, et plus généralement, par l’extrême-droite.

‘’Aucune démarche de cette nature n’est simple’’

À la veille de l’élection présidentielle française, le fondateur de La France insoumise s’inquiète d’un possible retour en arrière sur des droits qu’il juge ‘’fondamentaux’’. Et n’hésite pas à fustiger les déclarations du Front national et de l’extrême-droite sur ces sujets. ‘’Ce n’est pas une liberté qui serait une sorte de licence, de confort comme j’ai entendu les gens d’extrême droite le dire, parler d’avortement de confort : ce n’est pas raisonnable de parler comme ça et puis c’est assez offensant. Parce que ce n’est pas simple comme démarche, aucune démarche de cette nature n’est simple : décider d’avorter ce n’est pas simple, décider de se suicider accompagné par d’autres ce n’est pas non plus une décision simple.  Donc ce n’est pas quelque chose qui se passe sans qu’on y ait profondément réfléchi’’.

En 2012, sur France 2, Marine Le Pen avait déclaré vouloir mettre fin aux ‘’avortements de confort’’, afin de privilégier les actes médicaux ‘’qui ne peuvent pas être évités’’. Ses déclarations avaient provoqué une levée de bouclier de toute part. Sa nièce, Marion Maréchal-Le Pen, avait relancé la polémique en 2015 en proposant de supprimer les subventions du Planning familial, qu’elle juge ‘’trop politisée’’. Sur la fin de vie, le FN tient également des positions très claires. En février 2016, Marion Maréchal-Le Pen, députée FN, a voté contre la loi Claeys-Leonetti qui permet une ‘’sédation profonde et continue’’ des malades. La députée a jugé cette loi comme ‘’une étape supplémentaire franchie vers la légalisation de l’euthanasie humaine’’, à laquelle elle est violemment opposée.

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Jean-Luc Mélenchon fustige les ''avortements de confort'' du FN / ©maxppp
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