Debout le France EELV En Marche Mouvement pour la France Mouvement républicain et citoyen (MRC) Nouvelle Donne Parti chrétien-démocrate Parti écologiste undefined Walwari Les Républicains UDI Parti Socialiste Front National Union des Démocrates et Indépendants MODEM Europe Ecologie Les Verts Nouveau Parti Anticapitaliste Lutte Ouvrière Front de gauche Parti Communiste Parti de Gauche Parti Radical de Gauche Debout la France
#on en parle
Pas vu à la télé

Jean-Pierre Raffarin reproche à la droite des réactions trop "anticipées" et critique Nicolas Sarkozy

Dans une interview à paraître jeudi 21 juillet dans l'Obs, Jean-Pierre Raffarin est revenu sur les récentes sorties de personnalités de la droite en plein débat sur l'état d'urgence. L'ex-Premier ministre souhaite la tenue de "débats sereins et apaisés" afin d'"éviter que les politiques de sécurité ne s'inventent dans les quarante-huit heures suivant un drame".

Jean-Pierre Raffarin appelle au calme. Au cours du débat parlementaire sur l'état d'urgence, plusieurs personnalités de droite se sont démarquées en remettant en cause l'État de droit. Laurent Wauquiez a ainsi harrangué Manuel Valls dans un échange houleux. Éric Ciotti, lui, s'est plaint d'une gauche qui "s'oppose à tous nos amendements de protection" déclenchant une série de règlements de compte en pleine Commission des Lois. C'est dans ce contexte tendu que Jean-Pierre Raffarin a exprimé son mécontentement face à l'attitude de personnalités de la droite. Dans une interview à paraître jeudi 21 juillet dans l'Obs reprise par le Figaro, l'ex-Premier ministre appelle "un débat à la hauteur de la situation".

"L'exploitation partisane de tels événements ajoute le ridicule à la douleur"

"La colère des uns, l'indignation des autres et le jeu politique des troisièmes ont conduit à de nombreux déclarations qui me paraissent anticipées", analyse Jean-Pierre Raffarin. Le sénateur (LR) de la Vienne estime que "ce nouveau drame impose un temps de recueillement, un temps de silence". L'ex-Premier ministre s'en prend directement à Nicolas Sarkozy, affirmant qu'"il serait plus convaincant lors d'un contact direct avec le président de la République ou par ses relais au Parlement plutôt que de l'interpeller par journal de 20 heures interposé". "Ce qui apparaît comme tactique", ajoute-t-il. Jean-Pierre Raffarin soutient publiquement Alain Juppé pour la primaire de la droite et du centre. Il avait en effet annoncé tourner le dos à Nicolas Sarkozy en février 2016.

"Notre démocratie ne connaît pas la réflexion collective, c'est désolant"

S'il trouve la tenue d'un débat sur l'action publique "normale", il estime que "ce débat doit être à la hauteur de la situation". "Sinon, l'exploitation partisane de tels événements ajoute le ridicule à la douleur", explique Jean-Pierre Raffarin. L'ancien Premier ministre trouve néanmoins que "le contexte de la primaire donne à chaque évènement de cette ampleur une interprétation électorale". Le sénateur de la Vienne souhaite "des débats sereins et apaisés, là où ils doivent se dérouler, c'est-à-dire au Parlement et non dans les JT". Il se désole de "notre démocratie", qui selon lui "ne connaît pas la réflexion collective". Pour Jean-Pierre Raffarin, "il faut éviter que les politiques de sécurité ne s'inventent dans les quarante-huit heures suivant un drame". Il égratigne au passage le gouvernement qui "n'est pas innocent dans cette politisation, en manquant lui-même quelquefois de sobriété"

 

Jean-Pierre Raffarin reproche à la droite des réactions trop
L'ex-Premier ministre souhaite "des débats sereins et apaisés, au Parlement et non dans les JT" / ©maxppp
Ajouter un commentaire