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JO 2016 : Pour les excuses, sportifs et politiques français sont ex-aequo sur le podium

Bataille médiatique, course à la primaire (de gauche ou de droite), parcours d’obstacle, équilibre, … La vie politique est un sport à elle toute seule. Rien d’étonnant donc à ce que sportifs et politiques usent des mêmes arguments pour justifier leur défaite, leur comportement ou simplement leur mauvaise foi. Non Stop Politique a compilé quelques exemples de tentative d’excuses utilisés aussi bien par nos sportifs français à Rio que par les personnalités politiques.

1) C’est la faute des étrangers

Ah, qu’ils ont bon dos les étrangers ! Il existe toujours un moyen de pointer leur responsabilité plutôt que de prendre les siennes. Michel Sapin n’a d’ailleurs pas hésité à se placer en donneur de leçon en dénonçant une ‘’forme de naïveté’’ du gouvernement belge après les attentats qui ont frappé Bruxelles au mois de mars, six mois après les attentats de Paris. Pas joli, joli, mais pas très éloigné de la réaction de Camille Lacourt qui s’en est violemment pris au nageur chinois qui l’a devancé au 100m de dos. ‘’Ça me déplaît d’être battu par un chinois’’ (ponctuation appuyée sur ‘chinois’, ndlr). Pas très esprit sportif tout ça. 

2) C’est la faute des autres

Quand il n’y a pas d’étrangers dans le secteur, il faut se rabattre sur ce qu’on a sous la main : de préférence un ami, qui vous a toujours couvert, et que vous pouvez balancer aux médias histoire d’avoir l’air moins coupable. Jean-François Copé, mis en cause pour abus de confiance et tentative d’escroquerie dans l’affaire Bygmalion, n’a pas hésité à charger Jérôme Lavrilleux, son directeur de cabinet. ‘’Je lui en ai voulu, bien sûr, évidemment, c’est lui qui ne m’a pas dit les choses’’. C’est vilain, mais pas plus que Jordan Pothain, nageur français, très remonté contre Yannick Angel qu’il accuse de les avoir ‘’abandonné’’ lui et ses coéquipiers avant les séries du 4x200m.

3) C’est la faute du juge

Dernière option, quand vous n’avez ni étrangers ni copains dans les parages : attaquer le juge. À n’utiliser que si vous êtes vraiment tout seul et à courts d’arguments. Henri Guaino maîtrise très bien le sujet et n’hésite pas en faire usage pour défendre Nicolas Sarkozy mis en examen pour abus de faiblesse dans l’affaire Bétencourt. ‘’Si le juge fait passer ses sentiments personnels, sa susceptibilité, ses choix politiques, philosophiques, religieux, tout ce que vous voudrez, par-dessus son impartialité, il pose un problème.’’ L’ancien président a depuis été dédouané par un non-lieu. Côté sportif, le judoka Pierre Duprat n’a pas hésité à utiliser le même argument en fustigeant la décision de l’arbitre qui l’a éliminé au deuxième tour‘’Un arbitre il m’a piqué mes quatre ans d’entraînement pour mon jour J’’

Camille Lacourt - Michel Sapin
L’excuse en politique : un sport olympique / ©maxppp
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