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Manuel Valls répond aux attaques de Nicolas Sarkozy après l'attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray

Nicolas Sarkozy jugeait dans un entretien au Monde le 27 juillet que face à la "barbarie", "la gauche est tétanisée", tout en appelant à sortir du "cadre" juridique actuel. Dans un entretien accordé au Monde vendredi 29 juillet, Manuel Valls estime que "Nicolas Sarkozy perd ses nerfs" et rappelle qu'"il y a une ligne infranchissable : l'État de droit".

Dans un entretien fleuve accordé au Monde ce vendredi 29 juillet, Manuel Valls est revenu sur les accusations portées par l'opposition après l'attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray. Nicolas Sarkozy estime que "la violence et la barbarie ont sidéré une partie de la gauche française en janvier 2015". "La gauche est tétanisée, tous ses repères se sont évanouis", juge l'ancien Président de la République dans Le Monde du mercredi 25 juillet. Le président des Républicains appelle donc l'exécutif à "vraiment faire bouger les lignes de droit pour l'adapter à l'ampleur de la menace". À la question "est-ce que tout a été fait depuis dix-huit mois", le président des Républicains répond "clairement non". Face à ces accusations, le Premier ministre a répondu à Nicolas Sarkozy dans les colonnes du même quotidien.

"Mon gouvernement ne sera pas celui qui créera des Guantanamo à la française"

"C'est une vieille recette de la droite qui conteste la légitimité de la gauche au pouvoir", analyse Manuel Valls. "Mais sur la sécurité, nous n'avons pas de leçons à recevoir", tranche-t-il, arguant que la gauche a "créé 9000 postes supplémentaires dans la police et la gendarmerie, alors que la droite en avait supprimé 13 000". Le Premier ministre affirme que "son gouvernement ne sera pas celui qui créera des Guantanamo à la française". S'il avoue être "ouvert à toute proposition, comme nous l'avons démontré par l'adoption de l'état d'urgence renforcé", Manuel Valls rappelle qu'il y a "une ligne infranchissable : l'État de droit". "À ce titre, l'enfermement d'individus dans des centres sur la base du seul soupçon est moralement et juridiquement inacceptable", explique celui qui fût ministre de l'Intérieur sous les gouvernements Ayrault. Il clôt le débat en affirmant que cet enfermement "ne serait d'ailleurs pas efficace".

"Nicolas Sarkozy perd ses nerfs"

Manuel Valls répond ensuite plus directement à Nicolas Sarkozy. "Certains cherchent à discréditer la gauche en alimentant les peurs pour se constituer un capital politique, mais ni la primaire de la droite ni l'élection présidentielle ne justifient de telles attitudes", tranche le Premier ministre. Le locataire de Matignon estime que "Nicolas Sarkozy perd ses nerfs" tout en rappelant qu'"être lucide face à la menace, ce n'est pas basculer dans le populisme". "Expliquer que tout n'aurait pas été fait, c'est mentir aux Français", considère-t-il. Reprenant les affirmations de l'ex-chef de l'État, Manuel Valls considère que "tout a été fait" et que "nous avons pris conscience du phénomène". "Je demande donc à l'opposition d'être digne et respectueuse", ajoute-t-il, avouant ne pas avoir songé à la démission. Le Premier ministre reconnaît néanmoins que "le placement sous contrôle judiciaire d'Adel Kermiche est un échec", et se dit "favorable à ce que, pour une période à déterminer, il ne puisse plus y avoir de financement de l'étranger pour la construction des mosquées".

Manuel Valls répond aux attaques de Nicolas Sarkozy après l'attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray
Le Premier ministre a affirmé que "son gouvernement ne sera pas celui qui créera des Guantanamo à la française" / ©maxppp
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