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Marine Le Pen : L’Union européenne lui réclame 339 000€ pour fraude à l’emploi fictif

Le Parlement européen réclame la somme de 339 000€ à la présidente du Front national. L’office de lutte antifraude européen l’accuse d’avoir indûment perçue cette somme, initialement versée pour rémunérer ses assistants parlementaires, alors qu’ils étaient en réalité employé à temps plein par le parti.

L’Office de lutte antifraude européen (OLAF) a lancé en août une procédure de recouvrement à l’encontre de Marine le Pen et du parti frontiste. L’eurodéputée est accusée d’avoir ‘’indûment’’ perçu 339 000€ grâce à des emplois fictifs. L’OLAF exige désormais le remboursement total de cette somme, initialement versée pour rémunérer deux assistants parlementaires de Mme Le Pen. D’après l’enquête de Mediapart et Marianne, l’organe de contrôle s’appuie sur l’article 33 du statut d’application du statut des eurodéputés qui stipule que les fonds versés par le Parlement européen ne peuvent être utilisés que pour rétribuer une activité ‘’directement liée à l’exercice du mandat parlementaire des députés’’. Or, le Parlement soupçonne Marine Le Pen d’avoir profité de la somme pour rémunérer deux de ses assistants alors qu’ils travaillaient en réalité pour le Front national.

Catherine Griset, ex-belle sœur de Marine Le Pen, est l’une des deux mis en cause dans cette affaire. Entre 2010 et 2016, elle a été l’assistante parlementaire de Marine Le Pen à temps plein tout en étant également sa cheffe du secrétariat au FN, puis sa cheffe de cabinet. Le second mis en cause, Thierry Légier, assistant ''local''  éclair de Marine Le Pen en 2011, se trouve être l’ancien garde du corps de la famille : après avoir protégé Jean-Marie Le Pen pendant 20 ans, il était en charge de la protection de sa fille. En 2010, il a de plus été élu conseiller régional de Normandie.

L’UE soupçonne au total 29 cas de fraude

L’affaire remonte au mois de février 2015. À l’époque, le Front national publie sur son site internet son nouvel organigramme. Problème : sont affectés à des postes importants des élus déjà recrutés au Parlement européen, en tant qu’assistant ou collaborateur. Au total, ils seraient 29 assistants à déclarer leur lieu de travail au siège du FN à Nanterre… alors qu’ils sont censés être employé à plein temps à Strasbourg.

Comme le rappelle Mediapart, depuis le début de l’enquête de l’OLAF, le front national dénonce ‘’une opération politique directement pilotée par François Hollande et Manuel Valls’’ dans le but de ‘’surveiller et intimider l’opposition patriote’’. Outre Marine Le Pen, Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnish sont également poursuivis pour les mêmes faits. Le fondateur du parti frontiste doit aujourd'hui 320 000€ et son ancien directeur de campagne 270 000€.

Marine Le Pen
L'Union européenne réclame 339 000€ à Marine Le Pen / ©maxppp
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