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Marine Le Pen : Le micro-parti Jeanne visé par une nouvelle affaire judiciaire pour escroquerie

Selon Mediapart, le micro-parti Jeanne mis au service des campagnes électorales de Marine Le Pen est de nouveau visé par une information judiciaire. Le parquet de Paris enquête sur des soupçons d’escroqueries, abus de biens sociaux et blanchiments d’argent.

Le micro-parti Jeanne, créé par des proches de Marine Le Pen en 2010, en charge de financer les campagnes du Front national fait une nouvelle fois l’objet d’une enquête judiciaire. Selon Mediapart, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire contre X pour ‘’escroqueries, recels d’escroqueries, abus de biens sociaux, recels d’abus de bien sociaux'' et blanchiment de chacune de ces infractions. L’ouverture de l’enquête fait suite à un signalement du service antiblanchiment Tracfin le 9 juin dernier.

‘’Une série de flux financiers suspects a attiré l'œil de Tracfin, qui a transmis à la justice des éléments portant sur la période allant de janvier 2014 (lors des campagnes municipales et européennes) à avril 2016. Les enquêteurs ont constaté que les flux impliquant Jeanne, Riwal et des sociétés du réseau avaient explosé en deux ans. Ils ont notamment mis au jour des flux créditeurs de plusieurs millions d'euros sur le comptes de Jeanne et de Riwal, mais aussi des flux débiteurs extrêmement importants’’, explique Mediapart.

Sont mis en cause dans cette enquête le micro-parti Jeanne, et ses deux trésoriers : Axel Loustau et Olivier Duguet. Apparaît également dans l’affaire le nom de Frédéric Châtillon, ex leader du mouvement identitaire GUD, resté très proche de Marine Le Pen malgré plusieurs affaires sulfureuses.  Contacté par le site, Axel Loustau refuse de commenter l’affaire, se bornant à assurer ‘’que Jeanne a des fournisseurs, qu’elle règle au fur et à mesure. Des signalements Tracfin sur Jeanne, il y en a eu d’autres, et on a vu ce que ça a donné…’’.

Une enquête de plus pour Jeanne

Axel Loustau a raison de le rappeler, l’affaire portée à la connaissance du parquet de Paris est loin d’être la première impliquant les finances du Front national ou de son micro-parti, Jeanne. En 2015, Jeanne était déjà mis en examen pour ‘’escroquerie’’ et ‘’acceptation par un parti politique d’un financement par une personne morale’’. Le parquet de Paris soupçonnait alors que le micro-parti ne se soit enrichis grâce à un système de surfacturation.

Lors des campagnes législatives de 2012, c’est la société Riwal, détenu par Frédéric Chatillon, proche de Marine Le Pen, qui avait vendu aux candidats frontistes leurs ‘’kit de campagne’’ grâce à des prêts aux taux d’intérêt grimpant à 6.5%. Toujours selon Mediapart, Jeanne aurait ainsi encaissé 9 millions d’euros rien que sur l’année 2012. Marine Le Pen, n’étant pas directement impliquée dans la création du micro-parti, n’a pas été inquiétée. Elle a toutefois été entendue comme témoin assistée malgré deux refus consécutifs de se rendre chez les juges.

Les affaires financières s’accumulent au FN. Début octobre 2016, le Front national a été renvoyé en correctionnelle pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012. Outre cette affaire, Marine Le Pen est soupçonnée d’avoir sciemment sous-évalué son patrimoine dans une enquête ouverte en janvier 2016. Le parti frontiste est également soupçonné de fraude à l’emploi fictif par le Parlement européen qui lui réclame 339 000€.

Florian Philippot et Marine Le Pen
Le micro-parti Jeanne mis au service du FN visé par une nouvelle enquête / ©maxppp
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