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Présidentielle 2017

Benoît Hamon ou l’impossible unité du Parti socialiste

Comme il fallait s’y attendre, un grand nombre de partisans de Manuel Valls trainent des pieds pour soutenir Benoît Hamon. Beaucoup ont déjà annoncé qu’ils se ralliaient à Emmanuel Macron. Pour les tenants de la social-démocratie à la française, le vainqueur de la primaire de la gauche est tout bonnement impossible à soutenir.

Ça n’a pas traîné. Déjà vexés d’avoir vu le discours de leur champion interrompu en direct par Benoît Hamon, les partisans de Manuel Valls ne se sont pas bousculés au portillon pour annoncer leur ralliement au vainqueur de la primaire de la gauche. C’est même plutôt l’inverse qui s’est produit. Il était à peine 21h25 que le maire d’Évry Francis Chouat, vallsiste parmi les vallsistes, prenait déjà ses distances avec Benoît Hamon en multipliant les interviews sur les chaînes d’information en continu. Sur BFM TV : "S’il s’agit de faire une campagne qui continue de dénigrer le bilan de ce quinquennat et qui prône des orientations qui n’ont rien à voir avec la tradition de la gauche, je vous le dis, qu’on ne compte pas sur moi", a lancé l’édile.

Juliette Méadel : "Laissez-nous un peu digérer cette défaite"

Interrogée à chaud dans les secondes qui ont suivi l’annonce de la victoire de Benoît Hamon, la secrétaire d’État d’aide aux victimes Juliette Méadel, qui soutenait Manuel Valls, avait pour sa part visiblement du mal à encaisser le choc : Benoît Hamon est-il son candidat ? lui demande un journaliste sur France 2. "Laissez-nous un peu digérer cette défaite", répond Méadel avant d’estimer que Benoît Hamon "devra construire un programme qui rassemble [les socialistes] et qui [leur] ressemble." On a vu plus enthousiaste.

Hamon le "faux-frère"

Au PS, d’autres n’y vont pas par quatre chemins : Mao Peninou, adjoint à la mairie de Paris, s’est déclaré hier soir en faveur d’un ralliement à Emmanuel Macron, tout comme l’ancien ministre des transports Frédéric Cuvillier. Sur Twitter, le député socialiste Alain Calmette a annoncé dès 22h qu’il s’engageait derrière Emmanuel Macron. "Malgré ma loyauté sans faille au Parti socialiste auquel j’appartiens depuis 24 ans, il m’est, en conscience, impossible d’apporter mon soutien au vainqueur de la primaire", s’est justifié le parlementaire dans un texte mis en ligne sur les réseaux sociaux. Un autre député PS, Dominique Baert, a profité de la situation pour faire une petite phrase qui ne laisse guère de doute sur ses préférences : au "faux-frère" Benoît Hamon, il a déclaré préférer son "cousin" Emmanuel Macron.

Dans Le Courrier de l’ouest, le député-maire de Trélazé Marc Goua va droit au but : "Moi je n'étais pas toujours d'accord avec le gouvernement mais par discipline j'ai voté toutes les lois. C'est un peu bizarre que les mêmes disent aujourd'hui qu'il faut se plier à la majorité. Je confirme que je vais voter Macron."

Pas de blanc-seing pour les ralliés à Emmanuel Macron

Chez les partisans d’Emmanuel Macron, on buvait évidemment du petit lait. Dès avant l’annonce officielle de la défaite de Manuel Valls, le maire de Lyon Gérard Collomb appelait sur Twitter les partisans de l’ancien Premier ministre à rallier Emmanuel Macron. Mais attention, le secrétaire général d’En Marche ! Richard Ferrand l’a encore rappelé à plusieurs reprises dans les médias : "Soutien ne vaut pas investiture (pour les élections législatives, ndlr)." Les députés PS  doivent se le tenir pour dit.

Benoît Hamon ou l’impossible unité du Parti socialiste
Après sa victoire à la primaire de la gauche, Benoît Hamon peine à rassembler autour de lui les soutiens de Manuel Valls / ©maxppp
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Par galibo, le lundi 30 janvier à 11:27
pas grave je voterais fn
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