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Présidentielle 2017

Les candidats à la primaire de la droite ménagent Nicolas Sarkozy

On ne tape pas sur Nicolas Sarkozy. L'ancien président de la République n'est toujours pas officiellement candidat à la primaire de la droite et du centre, mais cela ne semble plus poser autant de problèmes à ses concurrents déjà déclarés. Encore ce soir Nicolas Sarkozy tiendra un meeting à Saint-André-lez-Lille (Nord) devant 1 500 personnes et une trentaine de parlementaires, profitant de son statut de président des Républicains pour faire durer une précampagne qui ne veut pas dire son nom. Quitte à profiter des moyens du parti pour son propre compte.

Pas de quoi fouetter un chat pour Benoist Apparu, soutien d'Alain Juppé qui a affirmé sur France Info : "ça ne pose pas de problème." "Juridiquement parlant il n'y a aucun problème, financièrement parlant il n'y a aucun problème", a-t-il ajouté, avant de concéder tout de même : "Politiquement parlant je pense que le plus tôt sera le mieux." L'utilisation des moyens du parti par Nicolas Sarkozy pour faire campagne ne pose-t-elle pas question ? "Si on veut éviter ce type de suspicion sur la primaire, qu'on l'on ait tous les candidats sur la table au plus vite, ce sera plus clair pour tout le monde", s'est contenté de répondre Benoist Apparu. On a déjà vu plus incisif.

"Nicolas Sarkozy est libre"

Pas mieux du côté de Bruno Le Maire, en pleine bourre auprès des sympathisants de la droite et désormais 3e des sondages derrière Juppé et Sarkozy. Interviewé dans Les 4 Vérités sur France 2, le député de l'Eure a bien déclaré pour appuyer sa candidature : "Il y a une autre option que de reprendre ceux qui ont gouverné le pays", mais s'est ensuite montré beaucoup plus accommodant concernant Nicolas Sarkozy. "Sera-t-il candidat ?" lui est-il demandé. "Il y a des mystères qui m'intéressent davantage que celui-là et qui me paraissent plus difficiles à percer", s'est contenté de répondre Le Maire. "C'est à lui de le décider, il est libre."

Une telle tiédeur pose question quand on sait combien l'attentisme de l'ancien président exaspère, en coulisses, les ténors de la droite. Le ralliement auprès de Nicolas Sarkozy du très chiraquien François Baroin, officialisé le 5 juin, semble être pour beaucoup dans cette retenue pour le moins inattendue. Pas sûr que cela tienne très longtemps...  

Pourquoi sont-ils aussi frileux ?
Benoist Apparu et Bruno Le Maire ne sont pas encore décidés à bousculer Nicolas Sarkozy sur sa non-candidature / ©maxppp
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