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Présidentielle 2017

Édouard Philippe digère mal le ralliement de Gérald Darmanin à Nicolas Sarkozy

Le ralliement de Gérald Darmanin à Nicolas Sarkozy dans le cadre de la primaire de la droite et du centre n’est pas réellement compris par les soutiens d’Alain Juppé. Le maire du Havre Édouard Philippe cache difficilement son amertume.

On sent une pointe de regret dans la voix d’Édouard Philippe quand il évoque l’arrivée de Gérald Darmanin dans l’équipe de campagne de Nicolas Sarkozy. Le jeune maire de Tourcoing, âgé de 33 ans, était activement courtisé par Alain Juppé, dont Édouard Philippe, maire du Havre, est l’un des lieutenants.

La déception est d’autant plus grande que Gérald Darmanin avait pris ses distances avec la ligne dure de Nicolas Sarkozy en décembre 2015, lui reprochant d’être « plus dans l’identitaire que dans l’identité. » Il avait alors quitté la direction du parti.

Mais la brouille n’aura duré qu’à peine plus de six mois. À l’image de François Baroin, lui aussi accusé de soutenir Sarkozy au mépris de ses convictions, Gérald Darmanin a surpris tout le monde en annonçant son ralliement dans le Figaro le 22 août dernier. Le nordiste a défendu son choix au motif que Nicolas Sarkozy « a entendu » ce qu’il disait ; il a aussi indiqué avoir été convaincu par le ralliement préalable de François Baroin, pressenti pour Matignon, et souhaiter « influencer modestement » la ligne de son nouveau champion.

Pas sur la même ligne

Une démonstration qui ne convainc pas Édouard Philippe : « Il est clair que, quand on lit ce qu’écrit Gérald Darmanin, on est assez loin de ce qu’écrit Nicolas Sarkozy ou de ce que disent un certain nombre de ses soutiens », a déclaré le maire du Havre sur France Inter. Avec ironie, Édouard Philippe vante la capacité de l’adversaire n°1 d’Alain Juppé à fédérer toutes les diversités du parti, mais rappelle que c’est bien son champion, Alain Juppé, qui incarne le mieux les chances de succès des Républicains à la présidentielle.

Il n’hésite d’ailleurs pas à adresser un tacle glissé à Nicolas Sarkozy, mais sans le nommer : « Si pendant un an, deux ans, cinq ans, on prend des postures différentes et qui ne sont pas cohérentes entre elles, on peut envoyer un message de force, mais ce qu’on fera ne sera pas très puissant. »

Édouard Philippe digère mal le ralliement de Gérald Darmanin à Nicolas Sarkozy
Pour Édouard Philippe, Gérald Darmanin a davantage de points communs avec Alain Juppé qu'avec Nicolas Sarkozy / ©France Inter
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