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Présidentielle 2017

Henri Guaino accuse le camp de François Fillon de lui faire du chantage ‘’Si on est dans une caserne, disons-le !’’

Menacé par l’entourage du candidat de se voir retirer son investiture Les Républicains pour les prochaines législatives, Henri Guaino enrage contre un fonctionnement de ‘’caserne’’ et rappelle qu’il n’a jamais plié sous ‘’la menace ou l’intimidation’’.

‘’François Fillon, c’est le chef’’, assure l’équipe de campagne du candidat de la droite pour l’élection présidentielle. Oui, mais ‘’c’est le patron de quoi ?’’, s’interroge Henri Guaino. Le député des Yvelines, bouté hors de la primaire de la droite faute de parrainages suffisants, s’agace de voir son rival porter aux nues par sa famille politique. Et n’a de cesse de rappeler qu’une victoire à la primaire, même aussi large que celle de François Fillon, ne vaut pas obligatoirement une victoire à l’élection présidentielle. ‘’On ne passe pas de l’homme d’un camp à l’homme de la nation’’, persifle-t-il sur RTL ce mardi matin.

S’il assure n’être pas ‘’fâché avec François Fillon’’ mais avec son programme, il se montre violemment critique. ‘’À mes yeux ce projet n’exprime pas la philosophie de ma famille politique (…) ma famille politique n’a jamais voulu détruire l’assurance maladie, elle n’a jamais voulu revenir sur la durée légale du travail’’, dénonce Henri Guaino.

‘’On n’a jamais rien obtenu de moi par le chantage’’

À force de critiques, Henri Guaino se retrouve dans le collimateur de son propre camp. Jean-François Lamour, en charge des investitures Les Républicains pour les prochaines législatives, n’a d’ailleurs pas hésité à le menacer de lui retirer son étiquette s’il ne rentrait pas dans le rang. ‘’Pour moi, un parti politique, ce n’est pas une caserne. Si c’est devenu une caserne, très bien disons-le, on en parlera devant les Français et ils feront leur caserne tout seuls’’, balaie Henri Guaino. 

‘’Ils sont rigolos tous ces politiciens. On n’a jamais rien obtenu de moi, ni par la menace, ni par l’intimidation, ni par le chantage. (…) Mon but ce n’est pas de conserver une circonscription à tout prix comme eux’’, poursuit, acerbe, le député. Le dialogue entre Henri Guaino et Les Républicains semble bel et bien rompu. S’il ne parvient pas à réunir ses 500 signatures pour prétendre à l’élection présidentielle, changera-t-il de discours ou préférera-t-il faire scission avec sa famille politique ?

Henri Guaino défend sa candidature
Henri Guaino rage contre les menaces du camp de François Fillon / ©RTL
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