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Présidentielle 2017

Manuel Valls : les cinq raisons pour lesquelles sa campagne fait un flop

A l'annonce de candidature, le 5 décembre dernier, Manuel Valls était le grand favori de la primaire de la gauche pour la présidentielle. Depuis, il chute dans les sondages, ne convainc pas les Français et se fait chahuter lors de ses déplacements. Voici le scénario en cinq points d'une campagne à bout de souffle.

Annulation de meeting, salle clairsemée, prise à partie, enfarinade. Rien n'est gagné pour celui qui était le grand favori de la primaire au lendemain de l'annonce de candidature, le 5 décembre dernier. Pourtant, la campagne électorale de Manuel Valls est aujourd'hui à bout de souffle. L'ancien Premier ministre ne convainc pas et multiplie les échecs. Retour sur les raisons qui font que sa campagne est un fiasco.

1 -  Manuel Valls ne remue pas les foules

Tandis qu'Emmanuel Macron multiplie les meeting à guichets fermés, comme le 7 janvier dernier à la Grande Halle d'Auvergne, Manuel Valls est quant à lui contraint d'annuler les siens. Son rassemblement prévu à Rennes, le 16 janvier prochain, dans le cadre de sa campagne , a été annulé. Officiellement, l'évènement est reporté du fait d'un empêchement de Jean-Yves Le Drian, a indiqué l'équipe de campagne du candidat.

Officieusement, ce déplacement en Bretagne s'annonçait périlleux. Selon Le Lab, Force ouvrière avait déposé mardi une demande de manifestation contre la loi Travail, le 16 janvier, dans les rues de Rennes. D'ailleurs, sur Facebook, un évènement "Farine Party", faisant référence à l'enfarinade du Premier ministre lors de son déplacement à Strasbourg, avait attiré beaucoup d'internautes avant d'être supprimé.

Et même lorsque les évènements sont maintenus, peu de militants font le déplacement. Le dimanche 8 janvier, seulement 200 personnes, soit moitié moins qu'espéré par l'équipe du candidat, étaient venus assister au meeting de Manuel Valls à Liévin dans le Pas-de-Calais.

2 - Une "Emission politique" qui ne séduit pas l'audimat

Contrairement à Vincent Peillon, Manuel Valls a eu droit à deux heures d'émission en direct sur France 2, le 5 janvier dernier. Une occasion pour le candidat d'exposer et de clarifier son programme, afin de faire la différence face à ses concurrents. Et là encore, le résultat à l'issue est mitigé. Il a rassemblé "1.9 million de citoyens, soit 8.4% du public", selon PureMedias. 

Ce n'est pas la pire audience, mais il est devancé sur le même exercice par Arnaud Montebourg. Quant à lui, l'ancien ministre de l'Education a réuni 3.2 millions de Français pour "Entretien politique", un format plus court (28 minutes) et en tout début de soirée, le 3 janvier dernier.

3 - Un dernier sondage défavorable à Manuel Valls

Dimanche 8 janvier, le sondage Kantar Sofres-OnePoint pour RTL, Le Figaro et LCI, donne perdant Manuel Valls au second de la primaire de la gauche, le 29 janvier prochain. Selon ce même sondage, l'ancie maire d'Evry arriverait en tête au premier tour avec 36% des intentions de vote devant Arnaud Montebourg (23%), Benoît Hamon (21%), Vincent Peillon (10%). Mais il serait rattraper par l'ancien ministre de l'Economie au second, avec 47% contre 53%.

4 - Des revirements qui lui coûtent cher

Le Manuel Valls candidat veut se démarquer du Manuel Valls Premier ministre. Un positionnement qu'il a parfois du mal à incarner. Parmi ses revirements les plus frappants, il y a la limitation de l'emploi du 49.3 au seul budget, alors qu'il l'a utilisé à 6 reprises au cours de son séjour à Matignon. Une contradiction qu'il a du mal à justifier. Lors de "L'Emission Politique", Manuel Valls a déclaré qu'on lui avait "imposé". La faute aux frondeurs. De même, Manuel Valls se désolidarise petit à petit du bilan de François Hollande.

5 - Une quête des soutiens difficile

Ces dernières semaines, Manuel Valls n'a pas pu compter sur de nouveaux soutiens pour relancer sa campagne. Au lendemain de sa candidature, plusieurs hollandais lui avait offert leur soutien. A  savoir son directeur de campagne, Didier Guillaume, le ministre Jean-Yves Le Drian ou encore Najat Vallaud-Belkacem. Depuis, plus rien. Même le chef de l'Etat François Hollande ne s'est pas exprimé à son sujet. D'ailleurs, le Canard Enchaîné a rapporté des propos du président à l'encontre de son ancien chef de gouvernement, pour qui "Manuel Valls n'a pas de projet et tourne en rond".

A présent, il faudra attendre demain, jeudi 12 janvier, pour que l'ancien Premier ministre fasse ses preuves et se démarque de ses six concurrents, lors du premier débat de la primaire de la gauche.

Primaire à gauche : les cinq raisons pour lesquelles la campagne de Manuel Valls ne décolle pas
Grand favori de la primaire de la gauche, Manuel Valls peine à convaincre les Français / ©maxppp
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