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Présidentielle 2017

Nicolas Sarkozy : Jean-Jacques Urvoas et Jean-François Copé démontent ses propositions de referendums

Dans sa campagne pour emporter la primaire de la droite et du centre, Nicolas Sarkozy multiplie les propositions de référendums. Au grand dam du ministre de la justice et de Jean-François Copé, qui lui rappellent qu’elles sont impossibles à mettre en œuvre.

Proposer des référendums, voilà le nouveau crédo de Nicolas Sarkozy. Sur France 2 vendredi soir, l’ancien président en course pour la primaire de la droite et du centre a annoncé qu’il organiserait, s’il était élu en 2017, deux référendums majeurs. Le premier, que Nicolas Sarkozy entend faire voter le 18 juin prochain, date du second tour de l’élection législative, concerne l’internement des fichés S ’’les plus dangereux’’. Une proposition régulièrement mis sur la table par les personnalités de droite, à l’image de Laurent Wauquiez qui en a fait l’un de ses chevaux de bataille. Et régulièrement rejetée par la gauche. Invité du Grand rendez-vous Itélé-Europe 1 ce dimanche matin, le Garde des Sceaux a redit sa stupeur face à une telle proposition, légalement impossible à mettre en place.

En effet, l’article 11 de la Constitution n’autorise l’organisation de referendums que sur les questions relatives aux pouvoirs publics, à la politique économique, sociale ou environnementale et aux services publics, comme le rappelle Les Décodeurs. L’internement des fichés S relevant des Droits de l’homme, l’organisation d’un tel référendum serait donc impossible. Ce qui fait dire à Jean-Jacques Urvoas que ces propositions chocs de Nicolas Sarkozy ne sont rien de plus qu’un effet de manche. ‘’Nicolas Sarkozy est un lecteur attentif de l’élection, il a été Président de la République. Il sait donc que ce n’est pas possible, en tout cas pas le 18 juin. C’est une proposition faite pour faire parler parce que, à l’évidence, il est en perte de vitesse aujourd’hui’’. Vlan.

Les référendums comme outil de campagne

Au nom de ‘’l’explosion démographique’’ du continent africain, l’ancien président veut également proposer un second référendum pour suspendre le droit au regroupement familial. ‘’ Nous ne pourrons plus, de mon point de vue, accepter l’automaticité du regroupement familial pour les étrangers non communautaires’’, expliquait-il. Là encore, la proposition est jugée difficile à mettre en œuvre. Et elle coince cette fois dans son propre camp. Invité de Punchline sur C8 ce dimanche, Jean-François Copé juge que la proposition est ‘’contraire à tous les traités nationaux’’ en plus d’être ‘’inhumaine’’. ‘’Qu’est-ce qu’on fait avec quelqu’un qui est immigré régulier, qui travaille et qui veut faire venir sa famille, on lui interdit ?’’, s’interroge le député-maire de Meaux. Pour Jean-François Copé, tout comme pour Jean-Jacques Urvoas, Nicolas Sarkozy est entré dans ‘’une espèce de surenchère’’ qui rend les hommes politiques ‘’moins crédibles’’.

Ces deux nouveaux référendums s’ajoutent à la liste, déjà longue, des scrutins promis par Nicolas Sarkozy. Outre la suspension du regroupement familial et l’internement des fichés S, l’ancien président a proposé depuis le début de sa campagne des referendums sur le rétablissement du cumul des mandats, la suppression de la moitié des autorités administratives mais également sur un nouveau traité européen ou la réduction du nombre de parlementaires. Tout un programme.

Nicolas Sarkozy
Le ministre de la Justice et Jean-François Copé démontent les propositions de référendums de Nicolas Sarkozy / ©maxppp
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