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Présidentielle 2017

Pour Bruno Le Maire, "Fillon, Juppé, Sarkozy, Bayrou : un boys band politique des années 90"

Bruno Le Maire souhaite déjouer les pronostics. Malmené dans les sondages, il a de nouveau taclé ses adversaires de la primaire de la droite et du centre, pour tenter de se faire entendre et ainsi justifier son programme, sur BFMTV ce mercredi.

A moins de trois semaines du 1er tour de la primaire de la droite et du centre, Bruno Le Maire sort ses dernières cartouches. Il le dit lui-même, dans une interview ce mercredi sur BFMTV : Il compte vivre ses dernières semaines de campagne "à plein." L’homme du "renouveau" souhaite vouer chaque journée à ses électeurs "pour que chacun comprenne, que l’enjeu de 2016, c’est de savoir si à cette primaire, on prend les mêmes pour recommencer la même politique que celle qui a été conduite depuis 30 ans, avec les résultats qu’on connait, ou est-ce que l’on a l’audace de passer à autre chose."

Et faire pleinement campagne pour Bruno Le Maire, ça passe d’abord par une critique en règle de ses adversaires de la primaire de la droite et du centre. Le premier a en faire les frais, c’est le maire de Bordeaux. En évoquant la candidature d’Alain Juppé, il assène : "un vote par défaut ça donnera la même déception que François Hollande (…) Le vote pour Alain Juppé aujourd’hui est motivé pour beaucoup d’électeurs de la droite et du centre, par la crainte de voir Nicolas Sarkozy revenir au pouvoir (…) Ce vote par défaut ne créera que des déceptions." Et d’ajouter, toujours aussi critique "les solutions qu’il apporte sont déjà apportées par la gauche."

Bruno Le Maire s’en prend à ses principaux adversaires de la primaire de la droite et du centre

Après le maire de Bordeaux, c’est au tour de l’ancien chef de l’Etat d’essuyer de vives critiques : "Nicolas Sarkozy avait proposé une alternance forte en 2007 qui s’est soldée par une déception forte en 2012 et par notre défaite." Et Bruno le Maire d’accabler toujours plus, l’ancien chef de l’Etat et son premier ministre de l'époque, François Fillon, sur leur bilan : "Il avait promis des baisses d’impôts, ils ont augmenté. Il avait prévu avec François Fillon de réduire la dette, il a laissé 600 milliards d’euros de dettes supplémentaires. Il avait proposé et garanti de faire une vraie politique de droite, il a fait l’ouverture à gauche."

Bruno Le Maire est le candidat "du renouveau" et il le fait savoir par cette petite phrase moqueuse : "Fillon, Juppé, Sarkozy, Bayrou, c’est un boys-band politique des années 90, un peu sur le retour. Ils reviennent avec leurs rancunes, avec leurs rivalités, avec leurs ex communications, avec leurs critiques, avec leurs arrangements entre amis. Ce n’est pas ma conception de la politique." Et de finir par cette conclusion : "Les français en ont assez de voir toujours les mêmes groupes, revenir sur le devant de la scène alors qu’ils ont envie de passer à autre chose."

Bruno Le Maire en retard dans les sondages, compte bien déjouer les pronostics. Mais pas sûr que la critique de ses concurrents à la primaire de la droite et du centre soit le meilleur moyen pour y parvenir.

Marion ROUYER

Pour Bruno Le Maire, Fillon, Juppé, Sarkozy, Bayrou : un boys band politique des années 90
Bruno Le Maire tacle ses adversaires / ©maxppp
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