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Présidentielle 2017

Primaire à droite – Le débat : Les candidats s’affrontent à coup de casiers judiciaires

Le premier débat de la primaire de la droite et du centre a connu un moment de flottement surréaliste. Les candidats se sont affrontés sur la question de leur casier judiciaire, chacun déballant publiquement ses mises en examen, condamnation et autre joyeusetés.

De nombreux sympathisants de la droite et du centre craignaient que le premier débat de la primaire ne vire au pugilat entre les sept candidats. Pourtant, chacun semblait avoir pris le parti d’un débat studieux et amical. Seul moment de tension particulièrement palpable et surréalite : celui où les candidats ont déballé leur passé judiciaire. Les uns pour prouver leur bonne foi, les autres pour assurer de leur innocence. Premier à entrer dans l’arène, Jean-François Copé a réitéré ses déclarations selon lesquelles il ne se serait pas présenté à la primaire s’il avait été mis en examen. Si à l’origine, la pique contre Nicolas Sarkozy était évidente, Jean-François Copé assure aujourd’hui qu’il ‘’ne porte de jugement à l’égard de personne’’. Il souligne toutefois que ‘’Pour ce qui me concerne, à partir du moment où j’aurais été mis en examen cela signifiait que j’étais susceptible d’être envoyé devant un tribunal, ce qui me paraissait incompatible’’. Et de marteler, comme autant d’attaque à l’ancien président que c’est parce qu’il a été mis ‘’totalement hors de cause’’ qu’il s’est autorisé à ‘’présenter [son] programme de droite aux Français’’.

Alain Juppé assume sa condamnation

Le candidat réagissait en à la proposition de Bruno Le Maire qui souhaite que les candidats à une élection locale ou nationale rendent publique leur casier judiciaire. ‘’C’est une exigence de transparence, c’est une exigence d’exemplarité. Ça ne vise personne mais ça concerne tout le monde’’. Si comme le député de l’Eure le prétend, sa proposition ne vise personne, difficile de ne pas faire le lien avec Alain Juppé, condamné en 2004 dans l’affaire des emplois fictifs de Paris. Le maire de Bordeaux, impassible, a choisi d’assumer pleinement sa sanction. ‘’Je tiens mon casier judiciaire à la disposition de Bruno, il est connu d’ailleurs. Tout le monde connaît la condamnation qui m’a été infligée’’, rappelle Alain Juppé. Avant de préciser, à point nommé, que la cour d’appel avait conclu qu’il ne s’était rendu coupable ‘’d’aucun enrichissement personnel’’ et qu’il ne devait pas ‘’être le bouc-émissaire d’une responsabilité collective’’. Circulez, il n’y a rien à voir. Reste que la séquence de ces candidats forcés de s’expliquer sur leurs ennuis judiciaires risquent de ternir l’image propre sous tout rapport qu’ils espéraient donner au débat. 

Primaire à droite – le débat : Nicolas Sarkozy taclé par ses adversaires, il préfère attaquer les socialistes
Les candidats déballent leur casier judiciaire en plein débat / ©capture d'écran TF1
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