Debout le France EELV En Marche Mouvement pour la France Mouvement républicain et citoyen (MRC) Nouvelle Donne Parti chrétien-démocrate Parti écologiste undefined Walwari Les Républicains UDI Parti Socialiste Front National Union des Démocrates et Indépendants MODEM Europe Ecologie Les Verts Nouveau Parti Anticapitaliste Lutte Ouvrière Front de gauche Parti Communiste Parti de Gauche Parti Radical de Gauche Debout la France
#on en parle
Présidentielle 2017

Primaire à droite – Le débat : Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé s’écharpent sur la question de la burqa

En plein premier débat de la primaire de la droite et du centre, Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy se sont sévèrement affrontés sur la question de l’interdiction de la burqa. L’ancien président n’a pas hésité à violemment douché le député-maire de Meaux qui tentait de rappeler son rôle dans la création de la loi.

Jeudi 13 octobre s'est tenu le premier débat de la primaire de la droite et du centre. Une nouveauté pour les 7 candidats dont c'est la première primaire et qui sont plus habitués à s'affronter par interview interposée que face à face sur le même plateau. L'exercice a beau être nouveau, les candidats y ont semblé particulièrement à l'aise - il faut noter que certains d'entre eux (Bruno Le Maire en particulier) s’entraîne à l’exercice depuis plus d'un mois.  Apres un début studieux, sans anicroche ni provocation, le débat a vite tourné au règlement de compte lorsque sont arrivées sur la table les questions ô combien épineuses (et polémiques) de l'identité, de la laïcité et de la sécurité. C'est Jean-François Copé qui a ouvert les hostilités - lui aussi qui avait frontalement attaqué Nicolas Sarkozy en début de débat- en s'attaquant à la question du port de la burqa. 

Le député-maire de Meaux s'est fait fort de rappeler qu'il est celui qui a proposé la loi interdisant le port de la burqa en France en 2010. ‘’Je me souviens, il y a quelques années, quand je portais la loi sur la burqa, que personne ne voulait’’, rappelle-t-il. Alors même que Nicolas Sarkozy et son Premier ministre Francois Fillon s'y étaient opposés et d'avancer que c'est grâce à sa détermination et à sa seule volonté que les députés ont finalement contraint le gouvernement de l'époque à faire voter cette loi.  ‘’L’un et l’autre étaient défavorables à une loi d’interdiction de la burqa et c’est nous les députés qui avons été un peu obligés de vous forcer la main’’, raille encore M. Copé

Les esprits s’échauffent entre Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé. 

La remarque, assassine, a eu le don de particulièrement agacer Nicolas Sarkozy, déjà particulièrement tendu depuis le début du débat. À sa décharge, il est sans doute très inconfortable pour un ancien président sur le retour d'être relégué au rang de simple candidat. Pour l’occasion, et c’est assez rare pour être souligné, Nicolas Sarkozy a même pu compter sur le soutien de François Fillon, venu à sa rescousse. ‘’C’est une réécriture de l’histoire’’, moque l’ancien Premier ministre.

Profitant d'une de ses prises de parole quelques minutes plus tard, l'ancien président a pris un malin plaisir à discréditer les dires de l’ancien ministre du Budget. ’’La loi sur la burqa, pardon Jean-François, mais ce n’est pas toi qui nous l’a imposé et tu étais bien incapable d’imposer ni au Premier ministre, ni au Président de la République quoi que ce soit. Pas plus tard hier qu’aujourd’hui’’, lui a rétorqué, acide, Nicolas Sarkozy. L’ancien président a beau vouloir jouer de la primaire, il faudrait voir à ne pas trop pousser le bouchon. Jean-François Copé en sera pour ses frais.  

 

Jean François Copé rappelle que Nicolas Sarkozy est mis en examen
Nicolas Sarkozy a méchamment douché Jean-François Copé pendant le premier débat de la primaire / ©maxppp
Ajouter un commentaire
A lire aussi