Debout le France EELV En Marche Mouvement pour la France Mouvement républicain et citoyen (MRC) Nouvelle Donne Parti chrétien-démocrate Parti écologiste undefined Walwari Les Républicains UDI Parti Socialiste Front National Union des Démocrates et Indépendants MODEM Europe Ecologie Les Verts Nouveau Parti Anticapitaliste Lutte Ouvrière Front de gauche Parti Communiste Parti de Gauche Parti Radical de Gauche Debout la France
#on en parle
Présidentielle 2017

Primaire à gauche : Benoît Hamon bat Manuel Valls dans la bataille du dernier meeting

À trois jours du second tour de la primaire de la gauche, le 29 janvier, Benoît Hamon et Manuel Valls tenaient chacun hier soir leur dernier grand meeting de campagne. Le député des Yvelines a rassemblé 3 000 supporters à Montreuil quand Manuel Valls ne pouvait compter que sur la présence de 600 partisans à Alfortville.

Le rassemblement, c’est maintenant. S’il doit encore passer l’épreuve du second tour de la primaire de la gauche, Benoît Hamon donnait le sentiment ce 26 janvier lors de son meeting de Montreuil de déjà se projeter dans la course à la présidentielle. "Lundi matin, si les Français de gauche me font confiance, il me reviendra de rassembler plus que la famille socialiste, il me reviendra de m’adresser à toute la gauche", a déclamé le député des Yvelines devant un public enthousiaste.

Le candidat en a profité pour répondre aux attaques dont il fait l’objet sur la laïcité. Rebaptisé "Bilal" Hamon par la "fachosphère" à l’instar d’Alain "Ali" Juppé et de François "Farid" Fillon en leur temps, Benoît Hamon a choisi de reprendre à son compte ce prénom, se disant "fier" d’être ainsi nommé par l’extrême-droite. "Qu’ils m’appellent Eli, Mohammed, David, tous les prénoms qu’ils détestent !" a-t-il lancé tandis que ses supporters l’acclamaient en scandant "Bilal, Bilal !"

Manuel Valls interrompu par des opposants

L’ambiance était nettement moins à la fête du côté de Manuel Valls, à Alfortville. L’ancien Premier ministre tenait une réunion publique devant 600 personnes. Il a été interrompu par une quinzaine de manifestants issus du collectif de professeurs "Touche pas à ma ZEP". Le service d’ordre a expulsé manu militari les perturbateurs, aidé par… Didier Guillaume lui-même, le directeur de campagne de Manuel Valls.

Il en fallait certes plus pour ébranler le candidat, habitué à affronter la contestation depuis son entrée en campagne marquée par plusieurs incidents. Manuel Valls a martelé son discours de fermeté et de crédibilité d’une gauche de gouvernement et de "vérité" en accusant à nouveau Benoît Hamon de "promettre n’importe quoi pour l’emporter." Il a aussi appelé les Français de gauche à un sursaut pour le second tour, estimant qu’une hausse de la participation ne pourra que lui être favorable.

Dans la salle, il a pu compter sur le soutien de plusieurs de ses anciens ministres, Jean-Marie Le Guen (Francophonie), Patrick Kanner (Sports), Christian Eckert (Comptes publics), Pascale Boistard (Autonomie). Le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone était également présent, tout comme la présidente du Parti radical de gauche Sylvia Pinel, son adversaire du premier tour qui l’a depuis rallié et qui s’est exprimée à la tribune.

Primaire à gauche : Benoît Hamon bat Manuel Valls dans la bataille du dernier meeting
Le 26 janvier, Benoît Hamon a réuni 3 000 supporters pour son meeting à Montreuil, contre 600 pour Manuel Valls à Alfortville / ©maxppp
Ajouter un commentaire