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Présidentielle 2017

Primaire à gauche : Comment François Hollande essaie de faire gagner Manuel Valls

Si François Hollande ne devrait pas s’exprimer publiquement sur le candidat qu’il soutiendra pour la primaire de la gauche, il a trouvé un moyen plus discret pour faire pencher la balance vers son ancien Premier ministre.

François Hollande sorti de la course, c’est désormais à Manuel Valls de défendre le bilan socialiste pour espérer l’emporter lors de la primaire de la gauche. Problème, l’ancien Premier ministre se heurte à un front anti-Valls depuis l’officialisation de sa candidature. Considéré comme responsable de la fracture du parti socialiste, et plus généralement de la gauche, notamment à cause de la défense de la déchéance de nationalité, le soutien aux maires anti-burkini ou encore l’utilisation du 49.3, Manuel Valls ne serait plus à même de porter les valeurs de la gauche et de rassembler son camp. Ainsi, il se murmure que certains ténors du Parti socialiste œuvreraient dans l’ombre pour présenter un candidat dissident, capable de faire barrage à l’ancien Premier ministre.

Ce candidat, ce pourrait bien être Vincent Peillon. L’ancien ministre de l’Éducation devrait annoncer sa candidature à la primaire de la gauche dans les prochains jours. Un nouvel arrivant qui rend ‘’furieux’’ François Hollande, convaincu que son retrait aurait suffi à donner de la force à Manuel Valls. Et puisque une majorité de Français estime que François Hollande ne devrait pas soutenir l’un des candidats de la gauche, le chef de l’État a trouvé le moyen, plus discret, de faire connaître son choix. Selon les informations du Parisien, le chef de l’État aurait appelé ses fidèles pour leur demander ‘’de ne pas organiser de candidature concurrente à celle de son ancien Premier ministre’’. Histoire de ne pas s’être écarté du jeu pour rien…

Martine Aubry, Pierre Moscovici, Julien Dray démentent avoir poussé Vincent Peillon

Retiré en Suisse depuis sa sortie du gouvernement en 2014, Vincent Peillon est la surprise de ce scrutin. La participation de l’ancien ministre de l’Éducation est tellement inattendue qu’elle est l’objet de toutes les théories. D’aucuns voulaient y voir la marque de Martine Aubry, qui n’a jamais caché son profond désaccord avec Manuel Valls. Pourtant, la maire de Lille a démenti toute influence dans les nouvelles ambitions de Vincent Peillon, elle qui prêchait au contraire pour une candidature de Marisol Touraine comme candidate anti-Valls.

Martine Aubry lavée de tous soupçons, les regards se sont ensuite tournés vers Pierre Moscovici. Le commissaire européen aux Affaires économiques à lui aussi démenti catégoriquement être à l’origine de la candidature de Vincent Peillon. Était alors pointé du doigt Julien Dray, ami intime de François Hollande et poids lourd du Parti socialiste. Là encore, celui qu’on surnomme le ‘’Baron noir’’ a rejeté toute implication, allant même jusqu’à menacer physiquement un proche de Stéphane Le Foll. Pilotée ou non depuis l’extérieur, la candidature de Vincent Peillon est en tout cas l’une des plus bruyantes à gauche depuis plusieurs semaines, avant même d’être officialisée… 

François Hollande
Comment François Hollande essaie de favoriser la candidature de Manuel Valls / ©maxppp
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