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Présidentielle 2017

Primaire à gauche : Jean-Marie Le Guen se moque des frondeurs

Après Marie-Noëlle Lienemann et Gérard Filoche mais avant Arnaud Montebourg, c'est Benoît Hamon qui s'est officiellement porté candidat à la primaire de la gauche dont le premier tour est prévu le 22 janvier 2017. Cette multiplication des candidatures amuse plus qu'elle n'agace les troupes pro-gouvernementales. Dans Le Figaro, le Secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, ne s'est pas gêné pour égratigner les candidats de l'aile gauche du Parti socialiste.

Jean-Marie Le Guen, "le cogneur" comme le qualifient de nombreux élus PS, a encore frappé. Ce fidèle de Manuel Valls a éparpillé les frondeurs façon puzzle ce vendredi matin dans les colonnes du Figaro. D'abord parce que Benoît Hamon candidat, c'est autant de critiques formulées à l'égard de François Hollande ; alors, comme souvent, Jean-Marie Le Guen est envoyé au front par l'exécutif pour régler le compte de ces impétrants qui osent défier le président de la République. Et dans ces cas-là, Jean-Marie Le Guen n'y va pas avec le dos de la cuillère. L'affrontement annoncé entre le député des Yvelines et Arnaud Montebourg ? "Un combat de nains" explique-t-il à chaud. La fragmentation amorcée des frondeurs amuse même le ministre réformiste qui décrit ses anciens collègues du gouvernement comme "des socialistes qui croient que la vie ressemble à un congrès du PS". Plus largement, Le Guen estime que les frondeurs "confondent leur propre bruit avec celui du peuple et cela se transforme en gesticulations". Jean-Marie Le Guen se délecte de ces candidatures qui pullulent à la gauche du parti et ne se prive pas pour les réduire à ce qu'elles sont aujourd'hui  : un léger fracas dans le lourd silence politique estival.

Primaire en doute

Mais les coups portés aux frondeurs ne sont rien comparés à ceux, plus forts, que Jean-Marie Le Guen balance au visage d'une primaire à laquelle il n'a jamais cru. "Allons-nous formellement sombrer dans le ridicule avec cette primaire ?" feint de s'interroger Le Guen. En réalité, pour lui, comme pour la majorité et des troupes hollandaises, pas question de voir le président de la République se rabaisser à débattre avec l'ancien inspecteur du travail, Gérard Filoche ! Mais pour ne pas le dire comme ça, Jean-Marie Le Guen avance ses arguments, "ce processus n'a pas trouvé sa légitimité dans la situation actuelle» juge-t-il. La situation actuelle, c'est l'espace politique inexistant, à ses yeux, pour les frondeurs. Et notamment pour le seul qui inquiète réellement l'exécutif : l'incontrôlable Arnaud Montebourg qui lorgne l'électorat communiste pour remporter une primaire socialiste. Après avoir sondé les reins et les coeurs, Jean-Marie Le Guen lui ferme clairement la porte car selon lui, "entre François Hollande et Jean-Luc Mélenchon, il n'y a pas la moindre trace d'une envie de quelqu'un ou de quelque chose." La réponse de Montebourg est attendue ce dimanche 21 août à Frangy-en-Bresse ; et il se dit que le chantre du Made in France pourrait faire l'impasse sur cette primaire qui a décidément du plomb dans l'aile.

 

Jean-Marie Le Guen se moque des frondeurs
Jean-Marie Le Guen se moque des candidatures qui se multiplie sur l'aile gauche du PS / ©maxppp
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