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Présidentielle 2017

Primaire à gauche : Manuel Valls dénonce l'ingratitude des candidats envers François Hollande

Dans une interview fleuve accordée au Monde, l'ancien Premier ministre s'agace d'être le seul à défendre le bilan de François Hollande alors que tous les candidats de la primaire, ou presque, ont été ses ministres. Il en également profité pour marquer sa différence avec Emmanuel Macron.

Pendant le premier débat de la primaire de la gauche, Manuel Valls s'est placé comme le fier défenseur du bilan du quinquennat de François Hollande. S'il concède des erreurs ''dont il faut tirer les leçons'', notamment sur le 49.3 ou la déchéance de nationalité, l'ancien Premier ministre assume les grandes réformes de François Hollande : loi travail, CICE mais également état d'urgence, intervention au Mali, en Syrie...

Ce jeudi soir, il était bien le seul à tirer un bilan aussi positif du quinquennat socialiste. Un constat qui agace particulièrement Manuel Valls, comme il l'a confié au journal Le Monde. ''J'ai été le seul à assumer ce que nous avons fait, mieux, à revendiquer une fierté d'avoir été aux responsabilités. François Hollande a donné la chance à une génération d'exercer le pouvoir et c'est comme si cet exercice avait brûlé les mains, l'esprit et le cœur de certains'', siffle-t-il en direction d'Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Vincent Peillon ou encore Sylvia Pinel, tous ministres sous François Hollande. ''C'est souvent le problème de la gauche française : elle gouverne dans des moments difficiles, puis engage elle-même des procès en trahison. (…) C'est tellement plus confortable de proclamer dans l'opposition. Gouverner, c'est difficile'', rage l'ancien Premier ministre.

''L'élection présidentielle, ce n'est pas une négociation''

La critique vaut également pour Emmanuel Macron, démissionnaire de l’Économie en août 2016 aujourd'hui candidat à l'élection présidentielle sans passer par la case primaire. ''J'ai deux désaccords principaux avec lui. Le premier : je pense que le libéralisme économique n'est pas la réponse à la situation de la France. (…) Ensuite, je ne crois pas que la France soit une juxtaposition de communautés à l'anglo-saxonne, ou que la laïcité stigmatise. Elle protège. Et je ne crois pas que la République soit responsable du terrorisme. Mais les progressistes doivent se retrouver'', plaide Manuel Valls.

Le candidat de la gauche pourra-t-il faire le poids face à l'ancien ministre, sacré personnalité politique préférée des Français et face à Jean-Luc Mélenchon ? Manuel Valls y croit, à condition que les débats soit à la hauteur et que la participation à la primaire de la gauche soit massive. Et s'il l'emporte, l'ancien Premier ministre promet de dialoguer avec ses concurrents, mais prévient qu'il ne se soumettra pas. ''Quelle est ma spécificité ? C'est d'être au cœur des progressistes, d'Emmanuel Macron à Benoît Hamon et Arnaud Montebourg. Il faut toujours discuter, mais l'élection présidentielle, ce n'est pas une négociation. Ce ne sont pas des petits arrangements. C'est un dialogue avec les Français''.

 

Manuel Valls
Manuel Valls charge l'ingratitude des autres candidats de la primaire de la gauche envers François Hollande / ©maxppp
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