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Présidentielle 2017

Primaire de la droite et du centre : Bruno Le Maire veut déjouer les pronostics

Bruno Le Maire s’est à son tour prêté à l’exercice de la série d’interviews organisées par "Le Parisien" dans le cadre de la primaire de la droite et du centre. Le chantre du renouveau reste fidèle à sa ligne et continue de croire en ses chances malgré des sondages défavorables.

Bruno Le Maire y croit toujours. En retard dans les sondages derrière le duo Juppé/Sarkozy et au coude à coude pour la 3e place avec François Fillon, le député de l’Eure affiche sa confiance à un peu moins d’un mois du premier tour de la primaire de la droite et du centre (le 20 novembre). "La seule chose qui compte dans une course, c’est la ligne d’arrivée", martèle le candidat qui cite en exemple la primaire écologiste et la défaite surprise de Cécile Duflot.

Pas de ralliement en cas de défaite

S’il perd, ce qui n’est pas impossible, Bruno Le Maire exclue tout ralliement après le premier tour. Il soutiendra le vainqueur, mais refuse de "négocier une place de Premier ministre". "Avec moi on ne négocie ni les places ni les postes", lance le chantre du renouveau qui en profite pour décocher une flèche en direction de François Bayrou, qui avait soutenu François Hollande en 2012. Le patron du MoDem soutient cette fois Alain Juppé et se voit déjà à Matignon…

500 000 emplois publics en moins

Côté programme, Bruno Le Maire, confirme les coupes franches qu’il entend effectuer dans les emplois publics avec pas moins de 500 000 effectifs en moins. L’ancien ministre de l’Agriculture propose "d’éteindre progressivement le statut de la fonction publique territoriale" et de supprimer les "180 000 emplois aidés qui sont des contrats publics." En parallèle, il compte augmenter le temps de travail des enseignants "sur la base du volontariat ou à leur recrutement, avec la rémunération correspondante." Selon lui, le passage à 26 heures par semaine pour les enseignants du primaire permettrait de récupérer "environ 60 000 postes." Le député de l’Eure veut aussi réduire la CSG et reporter la mise en place du prélèvement à la source.

Contre le collège unique

Bruno Le Maire entend supprimer le collège unique pour "offrir la possibilité à un enfant de diversifier ses choix d’orientation professionnelle." "Emmener tout le monde sur la voie générale, vers les études supérieures, se solde par plus de reproduction des inégalités sociales", justifie le candidat qui entend aussi mettre le paquet sur l’apprentissage du français en primaire avec 15 heures par semaine contre 10 actuellement.

Pour lutter contre l’islam politique, Bruno Le Maire veut transformer en délit le port du niqab et de la burqa, qui ne sont aujourd’hui sanctionnés que par une contravention.

Par ordonnances

Pour l’application de toutes ces mesures, Bruno Le Maire entend "aller vite" et procéder par ordonnances. "L’approbation aux réformes aura été donnée par le vote à la présidentielle", explique-t-il.

Primaire de la droite et du centre : Bruno Le Maire veut déjouer les pronostics
Dans "Le Parisien", Bruno Le Maire précise son programme et confirme son ambition à la primaire de la droite et du centre / ©maxppp
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