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Présidentielle 2017

Et si la victoire de Benoît Hamon était un tremplin pour Emmanuel Macron ?

Après l’élection de Benoît Hamon comme candidat de la gauche socialiste, quel avenir pour Emmanuel Macron ? Le positionnement très à gauche du nouveau candidat peut-il lui offrir un boulevard chez les vallsistes ?

L’élection de Benoît Hamon comme candidat de la Belle Alliance Populaire replace très à gauche la ligne politique du Parti socialiste. L’ancien ministre de l’Éducation, frondeur de sucroît, n’a jamais caché ses profonds désaccords avec le quinquennat socialiste de François Hollande. Désormais candidat de son camp, il doit entamer et réussir l’impossible réconciliation des gauches. L’affaire ne sera pas aisée : les dissensions entre Benoît Hamon et son principal rival, Manuel Valls, ont créés de sérieuses fractures entre l’aile gauche et l’aile droite du Parti socialiste.

De là à pousser certains vallsiste à se rapprocher dangereusement d’Emmanuel Macron. La victoire de Benoît Hamon pourrait-elle être une aubaine pour l’ancien ministre de l’Économie, partie seul dans sa course à l’Elysée ? En partie. La victoire de l’aile la plus à gauche du PS ouvre une voie royale au centre pour Emmanuel Macron. Avec son crédo "ni de droite, ni de gauche", le fondateur du mouvement En Marche peut ratisser large. "Un espace nouveau s’ouvre aujourd’hui", s’enflammait son principal soutien, Gérard Collomb, quelques minutes après l’annonce des résultats. Force est de constater que, déjà, des députés socialistes ont annoncé leur soutien à Emmanuel Macron. "Et il y en aura d’autres", prédit l’un deux.

"Macron, c’est l’héritier de Hollande"

Attention toutefois à ne pas se réjouir trop vite dans le clan d’Emmanuel Macron. En perdant Manuel Valls, l’ancien ministre de l’Économie se retrouve seul comptable du bilan de François Hollande. Certes, si Benoît Hamon a lui aussi été ministre du quinquennat socialiste, il en est parti il y a suffisamment longtemps, et sur des désaccords majeurs, pour marquer la rupture avec le chef de l’État. Et quand bien même Bernard Cazeneuve le presse de dire sa fierté sur le bilan de François Hollande.

Emmanuel Macron, lui, s’offre les faveurs de proche du gouvernement comme Ségolène Royal. Il se murmure même que François Hollande pourrait pousser le Parti socialiste à le soutenir. À droite et à l’extrême-droite on ne s’y trompe pas : Emmanuel Macron est désormais la cible à atteindre. "Macron, c’est le sortant, c’est l’héritier, c’est Hollande. C’est pour ça que ce sera très difficile pour lui", lâchait François Fillon dans le JDD. 

Benoît Hamon - Emmanuel Macron
L'élection de Benoît Hamon pourrait être une aubaine pour Emmanuel Macron / ©maxppp
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