Debout le France EELV En Marche Mouvement pour la France Mouvement républicain et citoyen (MRC) Nouvelle Donne Parti chrétien-démocrate Parti écologiste undefined Walwari Les Républicains UDI Parti Socialiste Front National Union des Démocrates et Indépendants MODEM Europe Ecologie Les Verts Nouveau Parti Anticapitaliste Lutte Ouvrière Front de gauche Parti Communiste Parti de Gauche Parti Radical de Gauche Debout la France
WTF

Assassinats ciblés : Bruno Le Roux assure que François Hollande n’a pas agi seul

L’aveu du Président de la République d’avoir eu recours à au moins 4 assassinats ciblés durant son quinquennat a provoqué une onde de choc parmi l’opinion et la classe politique. Interrogé sur France Info ce mardi, Bruno Le Roux plaide que la fin justifie les moyens et réfute l’idée que le président a agi seul et de manière impulsive.

C’est sans doute l’une des confessions de François Hollande qui a le plus choqué l’opinion publique ainsi que la classe politique. Dans Un Président ne devrait pas dire ça, le Président de la République reconnaît avoir eu recours à au moins 4 reprises à des assassinats ciblés. C’est la première fois que ces opérations, intitulées ‘’HOMO’’ pour homicide, sont rendues publiques par un président en exercice.  François Hollande a d’ailleurs précisé dans le même livre que ‘’d’autres présidents en ont décidé davantage’’. C’est également derrière cet argument que se retranche Bruno Le Roux, chef de file du groupe PS à l’Assemblée nationale. ‘’La question lui a été posée, il y a répondu. Les questions n’ont peut-être pas été posées à ces prédécesseurs, s’ils y avaient répondu de façon sincère, ils auraient apporté la même réponse’’, assure-t-il sur France Info.

Pour Bruno Le Roux, la fin justifie les moyens. ‘’De quoi parle-t-on ? D’opérations qui sont lancées sur des théâtres de guerre contre ceux qui veulent venir faire sauter des bombes dans notre pays, contre ceux qui organisent aujourd’hui le terrorisme contre les Français’’, se défend le parlementaire. ‘’Quand nous savons qu’il y a des endroits où des terroristes préparent des attaque de masse, nous nous devons d’agir’’, martèle encore M. Le Roux.

Une chaîne de services avant la décision finale

Toutefois, Bruno Le Roux, s’il assure ‘’assumer totalement’’ les déclarations du chef de l’État, tente de nuancer l’écho qui en est fait dans la presse d’un président déraisonnable et impulsif. ‘’Il y a des limites, le Président de la République ne décide pas seul, il prend la décision finale. Il ne décide pas seul : il y a une chaîne pour décider de cela, il y a une chaîne qui est faite avec nos services, avec les services d’autres pays’’, assure-t-il.

Conscient de l’effet dévastateur de ses déclarations, François Hollande a lui-même tenté d’éteindre l’incendie, évoquant une polémique ‘’totalement fantasmé(e)’’. ‘’On ne donne pas de permis de tuer (…) On a une liste de noms de tous les gens qu’on a éliminés, ça, je l’ai dit, mais on ne fixe pas une liste de noms en disant ‘voilà, il faut les éliminer’. Si on les trouve, on les trouve’’, s’est-il défendu. Trop tard, l’opposition s’étant déjà saisie de la polémique. Sans toujours contester les assassinats ciblés en eux-mêmes, plusieurs candidats à l’élection présidentielle ont dénoncé l’apparente désinvolture avec laquelle François Hollande aurait confié ces secrets d’États à des journalistes. Pour Alain Juppé, ‘’la transparence absolue devient un danger pour la démocratie et pour la sécurité’’, tandis que Jean-Luc Mélenchon mettait en garde le chef de l’État sur une possible condamnation par la Cour pénale internationale.

Bruno Le Roux - François Hollande
Bruno Le Roux justifie les assassinats ciblés de François Hollande / ©maxppp
Ajouter un commentaire