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Best Of : Retour sur les plus grosses punchlines de l’année politique 2016

L’année 2016, pré élection présidentielle, a été riche en punchlines politiques. Des plus médiatiques au plus discrètes, des plus gros ‘’scud’’ au plus vaine tentative de faire parler de soi, Non Stop Politique a compilé pour vous les phrases marquantes de l’année.

-          ‘’Qui imagine le Général de Gaulle mis en examen ?’’

28 août, Sablé-sur-Sarthe. En pleine primaire de la droite et du centre, François Fillon est sorti de sa réserve pour tacler violemment son adversaire, Nicolas Sarkozy, mis en examen dans l’affaire du financement de ses comptes de campagne.

 

-          ‘’Les deux grands partis, c’est l’amicale des boulistes. Mais sans l’amitié et sans les boules’’ Emmanuel Macron, 24 septembre. L’ancien ministre de l’Économie, pas encore déclaré officiellement candidat à l’élection présidentielle, sème des petits cailloux pour marquer sa différence avec les autres prétendants à l’Élysée sur le modèle je ne suis ‘’ni de gauche, ni de droite’’.

-          ‘’Si à 50 ans, Nicolas Sarkozy ne vous a pas proposé un ministère, vous avez raté votre vie’’ Jean-Frédéric Poisson cité par le JDD, 13 novembre. Le candidat à la primaire de la droite et du centre ironise sur la prétendue promesse d’un ministère en cas de victoire de Nicolas Sarkozy (qui n’a pas eu lieu). Jean-Frédéric Poisson a repris la phrase polémique de l’ancien président ‘’Si à 50 ans, on n’a pas une Rolex, c’est qu’on a raté sa vie’’.

-          ‘’Je n’ai pas de respect pour François Hollande’’, Bruno Le Maire, 31 octobre, Europe 1. Tout au long de la campagne de la primaire de la droite et du centre, les candidats n’ont eu de cesse de tirer à boulets rouges sur François Hollande. Sur Europe 1 fin octobre, c’est Bruno Le Maire qui frappe le plus fort avec cette sortie fracassante. Elle ne lui aura toutefois pas permis de récupérer des voix puisqu’il termine cinquième de la primaire, avec 2.4% des suffrages.

-          ‘’J’ai la pêche mais avec vous, c’est la super pêche !’’, Alain Juppé en meeting à Paris, 14 novembre. Galvanisé par une foule jeune et dynamique, le maire de Bordeaux, favori de la primaire de la droite et du centre s’est laissé aller à cette élan d’enthousiasme largement moqué sur les réseaux sociaux. Alain Juppé en a finalement fait son parti puisqu’il a servi, à chacun de ses autres meetings, du jus de pêche.

-          ‘’Il n’y a qu’une seule manière d’éliminer Le Pen : c’est de lui mettre une balle dans la tête. S’il est vivant, il parle’’, Jean-Marie Le Pen cité par Le Point le 9 septembre. Le fondateur du FN prévient sa fille, Marine Le Pen, qu’il ne suffira pas de l’exclure du parti pour l’empêcher de critiquer ses décisions ou exprimer ses opinions. Il a, depuis, plusieurs fois appliquer cette menace.

-          ‘’François Hollande a passé son temps à faire des annonces à la con’’, Marylise Lebranchu, citée dans le livre ‘’Le Premier secrétaire de la République’’ (Cyril Graziani). L’ancienne ministre de la Décentralisation, de la Fonction publique et de la Réforme de l’État passe ses nerfs sur François Hollande après avoir été brutalement remerciée.

-          ‘’Emmanuel Macron n’est pas socialiste car il y a eu un miracle de Jeanne d’Arc’’, Philippe de Villiers, octobre. L’ancien ministre de l’Économie déclare, au détour d’une visite dans le parc d’attractions du Puy du Fou appartenant à Philippe de Villiers, ‘’je ne suis pas socialiste’’. Pour l’homme de droite, c’est une opération divine de Jeanne d’Arc.

-          ‘’Si c’était gagnable, on ne viendrait pas me chercher’’, Ségolène Royal, 23 octobre. La ministre de l’Écologie raille les chances de la gauche à l’élection présidentielle après que plusieurs socialistes aient plaidé pour sa candidature.

-          ‘’Le patron, jusqu’à nouvel ordre, c’est François Hollande’’, Stéphane Le Foll, 30 octobre. Le ministre de l’Agriculture opère un recadrage en règle de son Premier ministre alors qu’il montre de plus en plus son envie d’être candidat à la primaire de la gauche à la place de François Hollande. L’avenir prouvera qu’il y arrivera.

-          ‘’Bartolone, tu nous emmerdes !’’, Martine Aubry à l’attention de Claude Bartolone, lors du grand rassemblement Carrefour citoyen des gauches et de l’écologie’’. Quelques heures plus tôt, le Président de l’Assemblée nationale avait suggéré que Manuel Valls et François Hollande soient candidats l’un contre l’autre dans la primaire, ce qui avait occulté le reste de la journée dans les médias.

-          ‘’Dès que l’on devient Français, nos ancêtres sont gaulois’’, Nicolas Sarkozy, 19 septembre. Prononcée en plein meeting à Franconville (Val d’Oise), cette phrase de l’ancien président fera polémique pendant plusieurs semaines.

-          ‘’Il va les voir en cachette, à dîner chez eux… mais quoi ? Il n’a pas de copains ?’’ Nathalie Kosciusko-Morizet, 25 octobre sur RMC. La candidate à la primaire de la droite s’insurge après la publication du livre ‘’Un président ne devrait pas dire ça…’’, recueil de quelques 60 entrevues de François Hollande avec les journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme.

-          ‘’Je proposerai de supprimer purement et simplement le 49.3’’, Manuel Valls, 15 décembre. Après l’avoir utilisé à 6 reprises au cours de son passage à Matignon, l’ancien Premier ministre décide de faire un incroyable vote-face et d’intégrer à son programme la suppression entière de cet article de la Constitution.

-          ‘’Le jour où il y a des frites avec une tranche de jambon, et bien le petit il ne prend pas de tranche de jambon. Il prendra une double ration de frites !’’, Nicolas Sarkozy, 8 novembre. En meeting dans son fief des Hauts-de-Seine, l’ancien Président croit avoir trouvé la solution pour remplacer les menus de substitution.

Mention spéciale aux plus mauvais pronostics de l’année :

-          ‘’François Fillon ne sera pas au second tour’’, Jean-Pierre Raffarin, Europe 1, 15 novembre. L’ancien Premier ministre, soutien d’Alain Juppé, ne pouvait pas plus se tromper. François Fillon a finalement été élu avec une large majorité (66.5%) contre Alain Juppé (33.5%)

-          ‘’La défaite de Nicolas Sarkozy n’est pas une option’’, François Baroin, Europe 1, 17 novembre. Raté. Nicolas Sarkozy est battu à plates coutures dès le premier tour par son ancien Premier ministre et par Alain Juppé.

2017, avec ses deux élections majeures, promet déjà d’être tout aussi riche en punchlines. 

 

Takieddine : Sarkozy évoque son « mépris » pour Mediapart
Les plus grosses punchlines de l'année 2016 / ©(c) Maxppp
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