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Les confessions de François Hollande ne passent pas à gauche

Le grand déballage de François Hollande dans le livre "Un président ne devrait pas dire ça" a consterné ses amis politiques. Le chef de l'État apparaît de plus en plus isolé jusque dans son propre camp.

Les partisans de François Hollande ont la gueule de bois. La publication d’"Un président ne devrait pas dire ça" par deux journalistes du Monde, avec son lot de petites phrases et de révélations, a choqué dans les rangs du Parti socialiste. Dans Le Figaro, le député PS Mennuci « regrette ce déballage », « gênant sur le plan politique ». L’ancien candidat à la mairie de Marseille ajoute : « Hélas, pour lui, ce n’est pas une erreur. C’est sa manière de communiquer. »

Des fidèles sous Prozac

Sous couvert d’anonymat, les fidèles parmi les fidèles de la Hollandie ne cachent pas leur désarroi. « Je viens de finir ma boîte de Prozac », se soulage l’un d’entre eux dans Le Parisien. « Comment il peut faire un truc pareil ? Je lui en veux, c’est pas possible », s’étrangle un autre.

Le président trouve quand même des partisans pour prendre sa défense à visage découvert. C’est le cas de Jean-Christophe Cambadélis. Le premier secrétaire du Parti socialiste estime dans Le Monde que « cela lui permet de se débarrasser de cette phase toujours complexe qui est celle du bilan. » Pour le numéro 1 du PS, la publication du livre est même une manière « d’être dans l’agenda et de ne pas laisser la droite occuper totalement l’espace. »

« Exercice de transparence »

Le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll, qui a pris connaissance de la publication des tweets vengeurs de Valérie Trierweiler en plein compte-rendu du conseil des ministres, a défendu le goût de François Hollande pour les rencontres avec les journalistes – le chef de l’État a accordé pas moins de 61 rendez-vous dont 8 dîners aux auteurs d’"Un président ne devrait pas dire ça" – en vantant un « exercice de transparence. »

Du côté des frondeurs, on prend bien sûr moins de pincettes pour critiquer la parole présidentielle. « Le mec n’a toujours pas acté qu’il est président de la République. C’est crépusculaire », assassine dans Le Parisien Laurent Baumel, qui soutient Arnaud Montebourg. Pour Christian Paul, figure de proue de la fronde au PS, le nombre de rendez-vous accordés au journaliste est un scandale : « Si seulement il nous en avait accordé autant. Sa majorité ne serait peut-être pas disloquée », s'épanche-t-il aussi dans Le Parisien

François Hollande
Les confessions de François Hollande choquent son camp / ©maxppp
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