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Les nouvelles confessions intimes de François Hollande dans "Un président ne devrait pas dire ça"

Après "Conversations privées avec le président" (Albin Michel) paru en août, François Hollande fait l’objet d’un nouveau livre de confessions cette fois publié par deux journalistes du Monde. Dans "Un président ne devrait pas dire ça" (Stock), le chef de l’État livre longuement ses états d’âme et confirme qu’il sera candidat à sa propre succession.

C’est donc ça un président normal. À défaut de pouvoir aller écraser une larme dans la nouvelle émission de Karine Le Marchand « Une ambition intime », François Hollande joue de la corde sensible dans un livre confession à paraître demain. Dans Un président ne devrait pas dire ça, signé des journalistes du Monde Fabrice Lhomme et Gérard Davet (Stock), le chef de l’État se livre à un étrange exercice de confessions plus ou moins impudiques.

« Je suis le spectre de l’Élysée. »

On apprend ainsi que François Hollande passe certaines de ses soirées, seul devant un plateau-repas. « Je suis le spectre de l’Élysée », plaisante-t-il avant d’assurer qu’il ne se teint pas les cheveux, une question qui, paraît-il, hante Nicolas Sarkozy. « Avec toute la pluie que j’ai reçue, ma teinture aurait dû fondre (sic) ! » ironise le locataire de l’Élysée.

Pour François Hollande, ce livre est aussi une manière de tacler son ancienne compagne Valérie Trierweiler, qui l’avait éreinté dans son best-seller Merci pour ce moment (Les Arènes). La journaliste de Paris-Match est décrite comme maladivement jalouse. « L’obsession de Valérie, ce n’était pas Julie ou une autre, c’était Ségolène. Elle n’était jamais rassurée. Parce qu’elle pensait toujours que Ségolène allait revenir. » De l’aveu même de François Hollande, sa rupture avec Trierweiler a été « le pire moment personnel du quinquennat. »

Il regrette les « sans-dents »

Et les « sans-dents » alors ? François Hollande avoue avoir employé le terme, révélé par Valérie Trierweiler, mais se défend d’avoir voulu se moquer : « Je lui ai dit : je vois les gens qui viennent vers moi dans les manifestations, ce sont des pauvres, ils sont sans dents. » Sur ce chapitre, le chef de l’État ne digère pas la « trahison » de son ex-compagne et dénonce un comportement « odieux ». « Quand je dis : j’aime les gens, c’est vrai », assure-t-il.

Quant à sa relation avec Julie Gayet, elle est décrite comme « libre ». Les deux tourtereaux ne se voient pas très souvent et l’actrice aimerait que leur histoire prenne un tour plus officiel. François Hollande s’y refuse pour le moment, tant qu’il sera président. S’il n’a pas encore officiellement dit qu’il briguerait sa réélection, le président a confié dans un « lapsus » qu’il ne s’afficherait pas avec Julie Gayet, « y compris pour le second quinquennat ».

« Il faut un hara-kiri »

Plus clair dans un autre passage du livre, il demande : « Est-ce qu’il y a quelqu’un à gauche qui peut faire mieux ? » Pour lui, la réponse est non. Afin d’assurer sa réélection, le chef de l’État aurait même envisagé de saborder le Parti socialiste. « Il faut un acte de liquidation. Il faut un hara-kiri », confie-t-il sans rire. Pour remplacer le PS, il voulait lancer « Le parti du progrès », mais le projet n’a pas vu le jour. « Je n’ai pas peur de perdre, je n’aurai pas de frustration et je n’en voudrai pas aux Français », lâche-t-il encore.

Sarkozy, ce « lapin Duracel »

Côté politique, on apprend sans surprise que François Hollande déteste Nicolas Sarkozy, « sa grossièreté, sa méchanceté, son cynisme » et le qualifie de « lapin Duracel, toujours en train de s’agiter. » Il va jusqu’à moquer la salle de bain de l’Élysée, refaite par le couple Sarkozy, dont il déplore le « mauvais goût ».

Paranoïaque François Hollande ? Le chef de l’État assure que Nicolas Sarkozy a monté un cabinet noir pour l’espionner à l’Élysée. En cause, plusieurs employés attachés à son service privé présents sous l’ère Sarkozy qui ont conservé leur poste après 2012 et qui seraient à l’origine de la révélation de sa liaison avec Julie Gayet. Cinq d’entre eux ont fait l’objet d’une mutation. Dans le livre, le principal suspect est nommé : le médecin-chef du président, le docteur Sergio Albarello. Dépeint comme un fervent supporteur de Sarkozy, il a été muté fin 2014.

Il appellera à voter Sarkozy en cas de second tour Sarkozy/Le Pen

Il semblerait pourtant que François Hollande adorerait se retrouver face à son meilleur ennemi en 2017. Il confirme d’ailleurs la rumeur qui voulait que François Fillon se soit adressé fin 2014 au secrétaire général de l’Élysée Jean-Pierre Jouyet pour accélérer les procédures judiciaires contre Sarkozy et tuer dans l’œuf le retour tant redouté de l’ex-maire de Neuilly.

Étonnamment, le président s’aligne sur la position de la droite quant à la perception de l’immigration. « Qu’il y ait un problème avec l’islam, c’est vrai. Nul n’en doute », estime-t-il avant d’ajouter : « Je pense qu’il y a trop d’arrivées, d’immigration qui ne devrait pas être là. » François Hollande appellera à voter pour Sarkozy en cas de second tour Sarkozy/Le Pen.

Les nouvelles confessions intimes de François Hollande dans
Dans "Un président ne devrait pas dire ça" (Stock), François Hollande se livre à un étrange exercice de confessions intimes / ©maxppp
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