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Primaire à gauche - le débat : Arnaud Montebourg se paie Vincent Bolloré et iTélé

Interrogé sur son passé de frondeur lors du deuxième débat de la primaire de la gauche diffusé sur BFM TV et iTélé, Arnaud Montebourg s’est défendu en évoquant la "légitimité démocratique" de "discuter les choix." L’ancien ministre de l’Économie en a profité pour dénoncer le "mur invisible des puissants" avant d’accuser Vincent Bolloré, patron d’iTélé, d’avoir "fracassé son outil de travail pour éteindre le pluralisme."

La séquence restera sans doute parmi les plus mémorables du deuxième débat de la primaire de la gauche, diffusé en direct le 15 janvier sur BFM TV et iTélé. Alors que Laurence Ferrari, journaliste à iTélé, demande à Arnaud Montebourg si la fraude qu’il a alimentée pendant le quinquennat de François Hollande n’a pas mis en échec la gauche de gouvernement, celui-ci rétorque : "Il y a une légitimité démocratique dans ce pays à discuter les choix et si je veux exercer une présidence forte, c’est parce qu’elle doit être indépendante des intérêts des puissants." L’ancien ministre de l’Économie dénonce alors le "mur invisible des puissants" devant lequel "beaucoup de pouvoirs politiques se sont fracassés."

Attaque frontale

Avant de s’en prendre frontalement à Vincent Bolloré, propriétaire d’iTélé, qui codiffuse le débat : "Il y a même une chaîne, votre chaîne madame Ferrari, il y a même le propriétaire de votre chaîne qui est allé jusqu’à détruire son outil de travail pour empêcher le pluralisme."

Arnaud Montebourg faisait référence au conflit social historique qui a paralysé iTélé pendant de longues semaines durant l’automne 2016, conduisant au départ des trois quarts de ses journalistes. Encore aujourd’hui, la chaîne tourne au ralenti, faute d’effectifs suffisants.

Malaise sur le plateau

Le chantre du made in France a certes ciblé d’autres acteurs : les banques, les grandes entreprises transnationales "qui ont réussi à faire de nous une colonie numérique", les paradis fiscaux à l’intérieur de l’Europe… mais on retiendra surtout son attaque contre Vincent Bolloré à laquelle Laurence Ferrari a répondu, visiblement gênée : "Concernant la chaîne que vous évoquez, iTélé, elle est là, elle est bien là et je la représente ce soir monsieur Montebourg."

L’ancien ministre, lui, n’en démord pas, et lève les yeux au ciel tandis que la caméra reste fixée sur lui. Le malaise durera quelques secondes avant que le débat ne se poursuive.

Primaire à gauche - le débat : Arnaud Montebourg se paie Vincent Bolloré et iTélé
Pendant le deuxième débat de la primaire de la gauche, Arnaud Montebourg a attaqué Vincent Bolloré et iTélé pour dénoncer le "mur invisible des puissants." / ©iTélé
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